Archive for February, 2010

Créer le buzz contre l’homophobie avec la chanson de « Il à Il »

Friday, February 19th, 2010

ganaelDe « Il à Il », c’est la nouvelle chanson de lutte contre l’homophobie et les discriminations sociales, dont les profits seront reversés à l’association le Refuge. Une belle initiative lancée par deux chanteurs, Ganaël et Frédéric Ange qui, on l’espère, contribuera à faire avancer les mentalités, vers une plus grande tolérance envers les gays.
Le pitch : deux garçons qui s’aiment d’un tendre amour. Mais le poids, la douleur d’être homosexuel, de s’assumer en tant que tel et la peur du jugement rend cet amour difficile à supporter. Un appel à la tolérance et à la différence qui doit passer impérativement sur les ondes.
Pour y parvenir, l’impératif est de trouver une maison de disque. Et pour cela, Ganaël et Frédéric Ange ont besoin de tout le monde. Il faudrait un minimum de 10 000 écoutes sur le site de musique YouTube pour que les maisons de disque s’y intéressent et 25 000 pour espérer être distribué. Depuis le 1er janvier, date de mise en ligne de la chanson, plus de 8 500 écoutes ont déjà eu lieu. C’est donc à VOUS de créer le buzz et d’inciter les maisons de disques à être solidaires avec un tel projet.
Tous les bénéfices seront directement versés à l’association Le Refuge de Montpellier. Créé en 2003, le Refuge a logopour but d’accueillir les jeunes en mal être face à leur homosexualité, bien trop souvent rejetés par leur famille.

Il et Elle

Le titre de « Il à Il » est interprété par Il et Elle. Elle, c’est Ganaël, auteur, co-compositeur (avec Arnaud Rosenbalt) et interprète de la chanson. Artiste couronnée déjà d’un disque d’or, Ganaël a écrit plus d’une centaine de chansons pour d’autres interprètes.
Il, c’est Frédéric Ange, jeune chanteur homo, qui prépare actuellement son premier album « Au-delà… », qui contient notamment le remix de Mylène Farmer « Pourvu qu’elles soient douces ».
Il et Elle, c’est avant tout une conviction commune : faire quelque chose pour lutter contre l’homophobie.

Prochaines actions

Pour info, un Flash Mob sera organisé le 13 mars à 18h30, le lieu étant bien évidemment encore tenu secret.
Un clip de cette chanson devrait prochainement être tourné à Paris, avec la présence de personnalités de la télé comme Cindy Lopes (de Secret Story), Magloire et Claire (des L5).
De même, un concert en présence de Jean-Marie Perier (auteur du livre « Casse Toi » qui relate justement l’histoire de certains jeunes, rejetés par leur famille, à cause de leur sexualité) sera organisé à Paris au profit du Refuge en mars.

E. B.

Pour écouter la chanson sur YouTube, cliquez ici
Pour plus d’informations, rendez-vous sur leur page Facebook
Pour venir en aide au Refuge, cliquez ici

paroles

Cinéma: “I Love You Philip Morris”

Wednesday, February 17th, 2010

philip-morrisQuand un tranquille et serviable père de famille, fidèle de la paroisse et policier, se transforme en magouilleur homo et fier de l’être, c’est le scénario très original de ce qui deviendra peut-être la comédie de l’année.
« I Love You Philip Morris », est une véritable comédie, jouant sur les deux tableaux, comique tout autant que dramatique, dans laquelle les réalisateurs Glenn Ficarra et John Requa, habitués de séries télé pour la jeunesse, n’en oublient pas moins la sensibilité propre à la narration de cet amour passion, où l’émotion est omniprésente.
Un véritable succès qui tient pour beaucoup à l’excellente prestation de Jim Carrey, au sourire Colgate accroché à sa mâchoire tout le long du film et d’une extraversion hilarante, opposé à la sensibilité très féminine et timide d’un Ewan McGregor bouleversant de justesse.
Tiré d’une histoire vraie, celle de Steven Russell, le film exploite à fond tous les clichés propres aux couples homosexuels. Chemise affriolantes, pantalon blanc excessivement moulant, goût du luxe et des belles choses, gestuelle féminine poussée à son maximum, c’est volontairement exagéré, mais joué avec une grande finesse et un humour décapant.
Une belle comédie en guise de promotion de l’homosexualité. Pari réussi pour les réalisateurs.

Et vous, qu’avez-vous pensé d’ « I Love You Philip Morris » ???

E. B.

Fiche Techniquephilip-morris-2

Film américain de Glenn Ficarra et John Requa
Avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann, Rodrigo Santoro, David Jensen, Jessica Heap.
Genre : Comédie dramatique, Comédie
Durée : 1h 42min.
Date de sortie : 10 février 2010
Distribution : EuropaCorp Distribution

Synopsis

L’histoire vraie d’un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Philip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour ? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme.

Une Saint-Valentin placée sous le signe de la lutte contre l’homophobie

Wednesday, February 10th, 2010

Perspective N¡18_FR

« Aimer simplement … Qu’on soit lesbienne, gay, bi, trans, hétéro… on est toujours différent quand on aime ». Voici le message de la nouvelle campagne d’affichage des associations de lutte contre l’homophobie et les discriminations sociales.
A destination des lycées et universités d’Ile de France, plus de 8 000  affiches seront ainsi collées dans les établissements et près de 10 000 flyers distribués à l’occasion de la Saint-Valentin.
Les associations de lutte contre l’homophobie ou étudiantes, au premier rang desquelles la fédération Moules-Frites, le Caélif, le Mag, la Mutuelle des étudiants et le réseau national Animafac, entendent ainsi faire passer un message percutant sur le droit à la différence.
Pour marquer le coup, les associations ont repris le fameux « Baiser de l’Hôtel de Ville » de Doisneau, avec le baiser d’un couple gay, celui d’un couple lesbien, et enfin d’un couple hétéro. « L’idée était de promouvoir l’égalité des couples, même dans la différence, et de lutter ainsi contre les discriminations sociales dont sont victimes les couples homos », tient à nous préciser Christian Job, du collectif Caélif.
Une campagne d’affichage est donc lancée, reste encore à trouver des volontaires pour la distribution des flyers. Si vous aussi, vous souhaitez participer à la campagne 2010, rien de plus simple : rendez-vous sur le site internet www.simplequestiondamour.org, où vous pourrez commander des affiches et des flyers pour les distribuer sur votre campus.
Et comme disait Paul Valéry, « Enrichissons-nous de nos différences mutuelles ».

E. B.

Pour plus d’informations :
www.caelif.fr
www.moules-frites.org
www.mag-paris.fr
www.animafac.net

Quand l’homophobie attise le suicide !

Monday, February 8th, 2010

homophobietue1D’après une étude de l’Inserm, datant de 2005, les jeunes homosexuels seraient 8% à avoir déjà tenté de mettre fin à leurs jours, contre seulement 2,6% pour les jeunes hétérosexuels. Un chiffre considérable qui met en cause l’homophobie qui règne dans le monde étudiant, dans les lycées et collèges. Insultes et exclusion font ainsi partie du quotidien de ses jeunes homos, qui, poussés à bout, décident d’en finir.

C’est à l’occasion des Journées Nationales de Prévention du Suicide, qui se tiennent jusqu’au 10 février, que le Caélif (Collectif des Associations étudiantes LGBT d’Ile de France) a décidé d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics, par le biais de la distribution de flyers et d’affiches de prévention.
« Guidés par l’actualité et la récente polémique suscitée par Luc Châtel, nous voulons avant tout informer sur le taux de sursuicidalité qui touche les jeunes homos de 15 à 25 ans », nous précise Christian Job, l’un des membres de Caélif. Avec un message très clair aux pouvoirs publics, en leur demandant d’inciter à la prévention le plus tôt possible. « Ce n’est pas, ajoute-t-il, prématuré d’aborder le problème de l’homophobie dès l’école primaire, car c’est justement dans les cours d’école que les premières insultes homophobes ou transphobes fusent. Nous demandons donc que cette éducation soit faite au plus tôt dans le cadre de la mission d’éducation civique de nos écoles ».

La campagne d’affichage et d’information est menée avec le soutien de l’association SOS Homophobie, qui met à la disposition de tout jeune en situation de mal-être sa la ligne Azur (0810 108 135)

Communiqué du Caélif : les jeunes LGBT appellent à la lutte contre l’homophobie et la transphobie

À l’occasion des Journées nationales de prévention du suicide, nos organisations rappellent que l’homophobie et la transphobie sont la première cause de suicide chez les jeunes LGBT de 15 à 24 ans. A titre d’exemple, 8% des étudiant-e-s LGBT ont déjà effectué une tentative de suicide, contre 2,6% chez les étudiants en général. Plus dramatique encore, selon une étude de l’INSERM en 2005, les jeunes homosexuels et bisexuels courent 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hommes hétérosexuels. D’autre part, une récente étude plus ciblée (avril 2009) réalisée en France, sur un échantillon réduit de 100 jeunes personnes trans de 16 à 26 ans, fait apparaître un taux de suicidalité encore plus grand, de l’ordre de 34%.

Les jeunes homosexuel-le-s et trans sont victimes d’un environnement normatif où les injures et propos dégradants liés à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont quotidiens dès l’école primaire. En cela, ce ne sont ni l’homosexualité ni la transidentité, mais le climat d’homophobie et de transphobie latente qui est directement à l’origine de ce mal-être. Fortes de ce constat, nos organisations alertent les pouvoirs publics sur l’urgence qu’il y a à mieux prévenir la sursuicidalité des jeunes LGBT. Nous lançons un appel à la mise en place d’un plan national destiné à prévenir et prendre en charge les jeunes :

  1. la formation des professionnels de l’éducation et de la santé sur le risque accru de suicidalité pour les jeunes LGBT, en raison du rejet homophobe et transphobe ;
  2. le renforcement et le développement des dispositifs d’écoute (accueils et lieu d’écoutes banalisés dans les lieux de vie scolaires et universitaires) ;
  3. un accompagnement psychologique et social du jeune dès la première tentative de suicide ;
  4. une enquête publique sur le lien entre suicide et sexualité, suicide et identité de genre, avec un suivi des chiffres qui permettront d’évaluer l’efficacité des moyens mis en œuvre.

Par ailleurs, seule une vraie politique de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les établissements scolaires, allant de pair avec un travail éducatif sur les représentations permettra de prévenir le mal-être chez les jeunes LGBT
Nous appelons les pouvoirs publics à prendre en considération la réalité des insultes homophobes banalisées dès l’école primaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que recule significativement le mal-être ressenti par ceux qui, enfants ou adolescent-e-s, se découvrent une orientation ou une identité sexuelles qui les exposent à la stigmatisation.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Caélif .

E. B.

7e édition des Journées Gaies et Lesbiennes de Pau : un rendez-vous cinématographique à ne pas manquer

Monday, February 1st, 2010

affiche-idem-pauLa saison 2010 des festivals de cinéma homo est lancée dès demain, avec en ouverture la 7e édition des Journées Gaies et Lesbiennes de Pau.
Devenu un événement incontournable de la vie paloise, le festival siègera donc pendant toute la semaine (du 2 au 9 février) au Cinéma Le Méliès. Une septième édition qui se démarque des précédentes et fait peau neuve. Un nouveau nom pour un nouveau concept : une semaine de projection qui fait la part belle aux films du répertoire aussi bien qu’aux inédits, des films très peu diffusés sur grand écran. Sans oublier une nouvelle fréquence aussi, puisque désormais, le festival devient annuel.
Créé en 1998 par l’association Idem, le festival fêtera donc ses douze années d’existence à cette occasion. « En créant ce festival, nous voulions montrer que l’homosexualité n’existait pas uniquement dans les films, nous confie Isabelle Saintagne, présidente de l’association Idem. Un événement osé puisqu’à l’époque très peu de festival de ce genre existait au niveau européen. Depuis, on ne peut que constater la vitalité du cinéma homosexuel, qui est en pleine expansion. »

Une programmation riche

Avec une volonté clairement affichée : proposer aussi bien des films rares, comme « La Pudeur et l’Impudeur » d’Hervé Guibert, que des films en avant-première, comme « I love you Philip Morris » de Glenn Ficarra. « On a véritablement envie de faire un festival fort et riche, ajoute Isabelle Saintagne. Mais, on a beau avoir des rêves, la réalité du monde de la distribution nous en casse beaucoup. Prenons par exemple le film La Rumeur de William Wyler (projeté lors de la soirée d’ouverture, N.D.L.R.), où seulement deux copies circulent en Europe. Il faut donc se battre pour tenter de les obtenir. »
Au programme : sept longs métrages internationaux et trois courts métrages seront projetés durant ces huit jours. Sans oublier les vitrines littéraires, un forum associatif, des projections en avant-première et des soirées débats grand public avec des invités prestigieux qui en seront les principaux temps forts. A noter la présence de Brigitte Rollet, maître de conférences à l’University of London Institute de Paris, qui interviendra sur le thème de la lesbophobie. Ainsi que la présentation cinéma d’Emmanuel Leclercq, docteur en histoire du cinéma et nouveau directeur du cinéma le Méliès.
Toujours en lutte contre les attitudes de réclusion et de marginalisation, le festival veut avant tout maintenir un espace vital pour l’échange, la confrontation et le débat, où l’ouverture d’esprit reste la règle d’or.

Rendez-vous

Six longs métrages seront projetés ainsi que des séances de courts et moyens métrages
« Ander », film espagnol de Roberto Caston (2009), inédit en France, histoire d’amour entre un paysan basque et un immigré péruvien
« La Rumeur», film américain de William Wyler (1961), avec Audrey Hepburn et Shirley MacLaine
« I love you Phillip Morris », film américain de Glenn Ficarra et John Requa (2009)
« La Religieuse », film français de Jacques Rivette (1961), le dernier film français interdit par la censure.
« De la Vie des Marionnettes », film suédois de Bergman (1980)
« Victor Victoria », film anglo-américain de Blake Edwards (1982), comédie musicale jubilatoire.
Et une soirée courts et moyens métrages avec
« Genet parle d’Angela Davis », de Carole Roussopoulos, 1970
« La Pudeur et l’Impudeur », d’Hervé Guibert, 1991
« Mon printemps talons hauts », de Viva Delorme, 2007
« Un chant d’amour », de Jean Genet, 1950, sorti en 1975
Un forum associatif le samedi après-midi autour du sida : avec les associations partenaires SID’AVENIR et AIDES
Des soirées musicales : proposées durant tout le festival par le DK Bar à Pau.

Un millier de visiteurs et de spectateurs seraient pour les organisateurs une belle réussite, alors n’hésitez plus et rendez-vous au Méliès !!!

Propos recueillis par Emilie Bedos

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