Archive for the ‘Cinéma’ Category

« Quelques jours de répit » : un film engagé

Wednesday, April 27th, 2011

Le réalisateur franco-algérien Amor Hakkar, nous revient après « La maison jaune » avec un film touchant, dont il a eu l’idée en lisant un article évoquant la condamnation à mort d’un couple homosexuel iranien.
Ce film c’est donc l’histoire de deux hommes, Moshen et Hassan, qui décident de fuir leurs pays natal, l’Iran, pour vivre librement leur amour. Ils vont atterrir en France, à Saint-Claude, où l’un deux rencontre Yolande, une femme d’une soixantaine d’années qui n’attend plus rien de la vie, mais qui va bouleverser la leur. Ce film a été sélectionné au Movies that matter Festival, festival qui a pris la place du festival de film d’Amnesty International, mais également au festival du film de Sundance 2011.
Sa sortie sur les écrans français est prévue pour aujourd’hui (27 avril 2011).

Pour plus d’informations, vous pouvez vous diriger vers le site officiel du film : www.quelquesjoursderepit-lefilm.com/

Fiche technique :
Drame français
Réalisation : Amor Hakkar
Casting : Marina Vlady, Samir Guesmi, Amor Hakkar
Année de production : 2010
Distribution : Sarah Films

In&Out, festival gay et lesbien de Nice : clap 3 !

Friday, April 15th, 2011

C’est parti pour la troisième édition du festival du film gay et lesbien de Nice. Le In&Out ouvrira ses portes mardi soir (19 avril) avec une soirée d’ouverture au Mamac et au Smarties pour se clôturer mercredi 27 avril. Au programme, une trentaine de films diffusés sur les 9 jours du festival, des documentaires, des soirées et des hommages à Jean Genet, à Pier Paolo Pasolini, Werner Schroeter et Jean le Bitoux.

L’intime au cœur du débat

Une nouvelle édition placée sous la thématique de l’intime, entre histoire personnelle, familiale, et politique. « Sur proposition des artistes, le choix du thème de l’intime s’est imposé à nous, a tenu à préciser Benoît Arnulf, directeur du festival. Les réalisateurs invités voulaient livrer leur intimité, leurs ressentis personnels. A l’image du réalisateur portugais, Joao Pedro Rodrigues, qui souhaitait évoquer une expérience très personnelle sur les errances d’un jeune homme, plaçant l’individu au cœur de la réflexion, de son intimité. » Idem pour Renate Costa, réalisatrice du film d’ouverture, « Cuchillo de Palo », qui voulait témoigner de son histoire familiale et politique, relatant l’histoire de son oncle, homosexuel et victime de la dictature de Stroessner durant les années 80 au Paraguay.

Un programme varié, inédit et actuel

Le festival In&Out, c’est « 9 jours de projections, de débats et de rencontres, une trentaine de films présentés, pour la plupart inédits, de cinéastes dont nous admirons et aimons le travail », précise Benoît Arnulf.
De belles rencontres qui rythmeront avant tout ce festival. Avec des invités notoires qui ont répondu présents, comme João Pedro Rodrigues, cinéaste portugais, remarqué lors de la Mostra de Venise ou du Festival de Cannes, Emilie Jouvet, photographe du milieu underground et réalisatrice de « Too Much Pussy », adaptation hard de « Tournée » de Mathieu Amalric. A noter également la présence de Vincent Dieutre, réalisateur « EA2 (Jean Eustache) », « EA3 (Jean Cocteau) » et « Mon voyage en Hiver », le  retour de Céline Sciamma pour son dernier film, « TomBoy », fraîchement récompensé au Festival de Berlin, et Louis Dupont pour le dernier volet de sa trilogie, « Les garçons du Lido », accompagné d’un de ses garçons du Lido, Andy Griffith.

Une dimension militante du festival

Mais qui dit films, dit aussi documentaires, qui visent à révéler la dimension militante du festival. Durant deux jours, des documentaires éveilleront les consciences, mobiliseront et sensibiliseront les spectateurs sur des thèmes chers aux organisateurs.
En premier lieu : l’homophobie, qui doit encore et toujours être combattue car les crimes et les lois homophobes persistent dans bon nombre de pays.  « Une nette sensibilisation politique en pointant le doigt sur le cas ougandais, où le gouvernement du président Yoweri Museveni prévoit la mise en place d’un projet de loi condamnant à la peine de mort des auteurs d’actes homosexuels », dénonce Benoît Arnulf.
Dans un second temps, « c’est du militantisme gay dont il sera question avec le documentaire  « Beyond Gay » (de Bob Christie, N.D.L.R.), et les raisons qui poussent encore les militants à organiser des Gay Pride », ajoute Benoît Arnulf.
Sans oublier les hommages aux artistes qui ont milité en faveur de l’homosexualité, du philosophe Michel Foucault à Jean Genet, au cinéaste Werner Schroeter ou au journaliste et activiste Jean Le Bitoux. Un devoir de mémoire.

En belle progression au niveau de la fréquentation sur les deux dernières éditions, nous espérons qu’il en soit de même cette année. Venez nombreux, le cinéma gay et lesbien vous attend !

Propos recueillis par Emilie Bedos

Pour plus d’info, rendez-vous sur le site du festival www.lesouvreurs.com

 

Cinéma: “I Love You Philip Morris”

Wednesday, February 17th, 2010

philip-morrisQuand un tranquille et serviable père de famille, fidèle de la paroisse et policier, se transforme en magouilleur homo et fier de l’être, c’est le scénario très original de ce qui deviendra peut-être la comédie de l’année.
« I Love You Philip Morris », est une véritable comédie, jouant sur les deux tableaux, comique tout autant que dramatique, dans laquelle les réalisateurs Glenn Ficarra et John Requa, habitués de séries télé pour la jeunesse, n’en oublient pas moins la sensibilité propre à la narration de cet amour passion, où l’émotion est omniprésente.
Un véritable succès qui tient pour beaucoup à l’excellente prestation de Jim Carrey, au sourire Colgate accroché à sa mâchoire tout le long du film et d’une extraversion hilarante, opposé à la sensibilité très féminine et timide d’un Ewan McGregor bouleversant de justesse.
Tiré d’une histoire vraie, celle de Steven Russell, le film exploite à fond tous les clichés propres aux couples homosexuels. Chemise affriolantes, pantalon blanc excessivement moulant, goût du luxe et des belles choses, gestuelle féminine poussée à son maximum, c’est volontairement exagéré, mais joué avec une grande finesse et un humour décapant.
Une belle comédie en guise de promotion de l’homosexualité. Pari réussi pour les réalisateurs.

Et vous, qu’avez-vous pensé d’ « I Love You Philip Morris » ???

E. B.

Fiche Techniquephilip-morris-2

Film américain de Glenn Ficarra et John Requa
Avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann, Rodrigo Santoro, David Jensen, Jessica Heap.
Genre : Comédie dramatique, Comédie
Durée : 1h 42min.
Date de sortie : 10 février 2010
Distribution : EuropaCorp Distribution

Synopsis

L’histoire vraie d’un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Philip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour ? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme.

7e édition des Journées Gaies et Lesbiennes de Pau : un rendez-vous cinématographique à ne pas manquer

Monday, February 1st, 2010

affiche-idem-pauLa saison 2010 des festivals de cinéma homo est lancée dès demain, avec en ouverture la 7e édition des Journées Gaies et Lesbiennes de Pau.
Devenu un événement incontournable de la vie paloise, le festival siègera donc pendant toute la semaine (du 2 au 9 février) au Cinéma Le Méliès. Une septième édition qui se démarque des précédentes et fait peau neuve. Un nouveau nom pour un nouveau concept : une semaine de projection qui fait la part belle aux films du répertoire aussi bien qu’aux inédits, des films très peu diffusés sur grand écran. Sans oublier une nouvelle fréquence aussi, puisque désormais, le festival devient annuel.
Créé en 1998 par l’association Idem, le festival fêtera donc ses douze années d’existence à cette occasion. « En créant ce festival, nous voulions montrer que l’homosexualité n’existait pas uniquement dans les films, nous confie Isabelle Saintagne, présidente de l’association Idem. Un événement osé puisqu’à l’époque très peu de festival de ce genre existait au niveau européen. Depuis, on ne peut que constater la vitalité du cinéma homosexuel, qui est en pleine expansion. »

Une programmation riche

Avec une volonté clairement affichée : proposer aussi bien des films rares, comme « La Pudeur et l’Impudeur » d’Hervé Guibert, que des films en avant-première, comme « I love you Philip Morris » de Glenn Ficarra. « On a véritablement envie de faire un festival fort et riche, ajoute Isabelle Saintagne. Mais, on a beau avoir des rêves, la réalité du monde de la distribution nous en casse beaucoup. Prenons par exemple le film La Rumeur de William Wyler (projeté lors de la soirée d’ouverture, N.D.L.R.), où seulement deux copies circulent en Europe. Il faut donc se battre pour tenter de les obtenir. »
Au programme : sept longs métrages internationaux et trois courts métrages seront projetés durant ces huit jours. Sans oublier les vitrines littéraires, un forum associatif, des projections en avant-première et des soirées débats grand public avec des invités prestigieux qui en seront les principaux temps forts. A noter la présence de Brigitte Rollet, maître de conférences à l’University of London Institute de Paris, qui interviendra sur le thème de la lesbophobie. Ainsi que la présentation cinéma d’Emmanuel Leclercq, docteur en histoire du cinéma et nouveau directeur du cinéma le Méliès.
Toujours en lutte contre les attitudes de réclusion et de marginalisation, le festival veut avant tout maintenir un espace vital pour l’échange, la confrontation et le débat, où l’ouverture d’esprit reste la règle d’or.

Rendez-vous

Six longs métrages seront projetés ainsi que des séances de courts et moyens métrages
« Ander », film espagnol de Roberto Caston (2009), inédit en France, histoire d’amour entre un paysan basque et un immigré péruvien
« La Rumeur», film américain de William Wyler (1961), avec Audrey Hepburn et Shirley MacLaine
« I love you Phillip Morris », film américain de Glenn Ficarra et John Requa (2009)
« La Religieuse », film français de Jacques Rivette (1961), le dernier film français interdit par la censure.
« De la Vie des Marionnettes », film suédois de Bergman (1980)
« Victor Victoria », film anglo-américain de Blake Edwards (1982), comédie musicale jubilatoire.
Et une soirée courts et moyens métrages avec
« Genet parle d’Angela Davis », de Carole Roussopoulos, 1970
« La Pudeur et l’Impudeur », d’Hervé Guibert, 1991
« Mon printemps talons hauts », de Viva Delorme, 2007
« Un chant d’amour », de Jean Genet, 1950, sorti en 1975
Un forum associatif le samedi après-midi autour du sida : avec les associations partenaires SID’AVENIR et AIDES
Des soirées musicales : proposées durant tout le festival par le DK Bar à Pau.

Un millier de visiteurs et de spectateurs seraient pour les organisateurs une belle réussite, alors n’hésitez plus et rendez-vous au Méliès !!!

Propos recueillis par Emilie Bedos

Festival “Chéries-Chéris”, quand le cinéma gay prend le dessus de la scène

Thursday, November 19th, 2009

affiche-cheriescherisPlus d’une quarantaine de films présentés pour cette 15ème édition du Festival LGBT de Paris, le festival des gays, lesbiennes et trans. Une 15ème édition placée sous le signe de la célébration, avec de nombreux anniversaires à fêter, comme l’annonce le directeur du festival Didier Roth-Bettoni : les émeutes de Stonewall le 28 juin 1969, la création de Gai Pied en 1979 par Jean Le Bitoux, la naissance d’Act Up en juin 1989 et la chute du Mur de Berlin en novembre 1989.

Une programmation riche et variée
Depuis lundi, au Forum des Images, les séances se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Le festival a ouvert ses portes avec « Nuits d’ivresse printanières » de Lou Ye, film franco-chinois primé à Cannes et clôturera cette édition dimanche soir avec l’humour de « I Love You Phillip Morris », en avant-première, de  Glenn Ficarra et John Requa, avec Jim Carrey et Ewan McGregor.
Courts et longs métrages, sans oublier les documentaires et les rencontres, les visiteurs pourront débattre et échanger sur bon nombre de sujets. Du sexisme (avec le documentaire
La Domination masculine), à la lutte contre le VIH (Act Up, on ne tue pas que le temps), voire à la prostitution (Claudette).
Tout ceci dans une « ambiance conviviale, chaleureuse, festive, légère et profonde tout à la fois, avec ses moments incontournables et ses nombreuses surprises », comme laisse l’entendre l’édito du festival.

E. B.

Pour plus d’informations sur le festival et sa programmation, rendez-vous sur le site du festival.

Quand les lesbiennes et les féministes font leur cinéma, c’est Cineffable

Thursday, October 29th, 2009

affiche-cineffableLa 21ème édition de Cineffable, festival international du film lesbien et féministe, ouvre ses portes aujourd’hui, au Trianon à Paris. Cap sur 5 jours de projections de films (du documentaire au long-métrage en passant par les courts), de débats et d’expositions.
« Au total, entre 70 et 80 films seront projetés durant le festival, annonce Mélanie Perrier, responsable de la communication du festival. Des films la plupart du temps inédits en France et provenant d’une quinzaine de pays. C’est toute l’actualité cinématographique lesbien qui est ici à l’honneur, avec des productions présentées récentes (moins de 2 ans) ».
Avec tout de même la projection de deux rétrospectives cette année. La première consacrée à Monica Treut (réalisatrice de « Séduction femme Cruelle », de « My father is coming » et de « Gendernauts »); la seconde à Anna Margarita Albelo, dit La Chocha, grande prêtresse des nuits lesbiennes parisiennes, qui présentera son nouveau documentaire sur la vie gay à Cuba.

Vaste panorama de la culture lesbienne

Documentaires, courts, moyens et longs métrages seront donc projetés tout au long de ces cinq jours. Des séances thématiques de deux heures, avec notamment des destins de femmes, les femmes et le milieu sportif ou encore la condition lesbienne. Chaque catégorie se verra alors attribué un Prix public, décerné lundi soir lors de la soirée de clôture, et pour la première fois, la remise du Prix Têtue, qui consacrera un long-métrage.
Le cinéma, certes, mais pas seulement. La culture au sens large sera également présente, avec notamment des expositions d’art contemporain. « Des artistes européennes pourront ainsi montrer leurs œuvres, in situ, et en adéquation avec l’architecture du Trianon, précise Mélanie. Les œuvres, surtout vidéo et performance, s’infiltreront parfaitement avec le lieu. » Focus sur la chorégraphe-vidéaste Cécile Proust, les performeuses anglaises, Jo Bannon et Astrid Breel, ou l’artiste Sophie Boulet.

100% féminin

Autre particularité : ce festival est uniquement destiné aux femmes. Tout homme se présentant aux portes de cinéma sera immédiatement reconduit. « Le critère de non-mixité existe depuis la création du festival et est demandé par les visiteuses. Les femmes ont besoin de se retrouver, de se sentir comme dans un cocon, avec une grande dose d’intimité. Elles peuvent ainsi parler beaucoup plus librement, ajoute Mélanie. D’autant que le but de ce festival est de promouvoir la culture cinématographique lesbienne et féministe avant tout. Dans les autres festivals gays, les lesbiennes sont en minorité. Généralement, c’est 90% gay et 10 % lesbienne. Cineffable, c’est 100% lesbienne, pour une plus grande visibilité de leur production artistique ».
Un moment particulièrement intime qui favorise donc les rencontres, les discussions aux paroles libérées et l’autodétermination de chaque femme présente.

Fortes de leur succès des années précédentes, les organisatrices attendent cette année au moins autant que l’année dernière, à savoir 7.000 visiteuses. Un chiffre considérable pour ce festival quasiment autogéré, exception faite pour la Mairie de Paris qui les subventionne un peu, et qui démontre bien l’importance de ce genre d’événements pour les lesbiennes en particulier, et les femmes en général. Un rendez-vous incontournable !!!

Propos recueillis par Emilie Bedos

Des RDV à ne pas manquer

Ce soir, jeudi 29 octobre à 17 heures : ouverture des portes, suivie du concert de Mélissa Laveaux et de la séance d’ouverture
Vendredi 30 à 12h30 : les 20 ans du Bagdam de Toulouse
Vendredi à 22 heures : lecture de Wendy Delorme
Samedi 31 à 23 heures : folle nuit au Bus Palladium
Dimanche 01 novembre : Performance d’Astrid Breel
Lundi 02 à 15 heures : projection et discussion autour du thème « Sexualité et Plaisir ».

Pour plus d’informations rendez-vous sur le site www.cineffable.fr

Un hymne à l’adoption d’enfants par les gays, les « Joies de la Famille »

Tuesday, October 13th, 2009

film-les-joies-de-la-familleUn peu à la mode de Desperate Housewife, « Les Joies de la Famille », c’est l’histoire d’un couple de gays, Goran et Sven, qui vit dans une banlieue suédoise idyllique.
Assumant pleinement leur homosexualité, le coule n’a qu’une idée en tête : élargir leur foyer en adoptant un enfant. Mais, même si la Suède reste pionnière dans l’avancée des droits des gays – le Parlement a voté en 2002 le projet de loi reconnaissant aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants – le parcours de l’adoption n’en reste pas moins difficile.
Jugé apte pour adopter, le couple reçoit un jour une lettre leur annonçant l’arrivée imminente de leur fils adoptif, Patrick. Mais qu’elle ne fut par leur surprise en découvrant que… Chut maintenant ! On ne va tout de même pas vous dévoiler la suite.
Vous la découvrirez en allant voir cette comédie sympathique d’Ella Lemhagen, pleine de rebondissements humoristiques. Une comédie, c’est certain, mais la réalisatrice n’en oublie pour autant pas de dénoncer l’homophobie. Avec une certaine liberté de ton employée pour parler de sujets qui ne prêtent pas forcément à rire. Entre la difficulté d’être reconnu apte à adopter, la méfiance des voisins face à un couple gay, l’amalgame entre homosexualité et pédophilie, rien n’est laissé de côté.
Adaptation d’une pièce suédoise homonyme de Michael Druker, le film a été récompensé dans plusieurs festivals.

La Suède, militante de la cause gay

Petit rappel sur le statut et les droits des homos en Suède :
– Depuis 1995, le « Pacs suédois » est en vigueur, autorisant les couples homosexuels à s’unir légalement lors d’une cérémonie civile.
– En 2002, le Parlement suédois a voté le projet de loi reconnaissant aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants.
– 1er avril 2009, le Parlement a voté à une grande majorité une loi autorisant le mariage homosexuel, faisant de la Suède le 5ème pays à légaliser le mariage gay (après les Pays-Bas en 2001, la Belgique en 2003, l’Espagne en 2005 et la Norvège en 2008).
C’est le premier pays à inclure dans la législation l’interdiction de refus du mariage religieux pour les homosexuels. Les pasteurs ont le droit de refuser individuellement, mais l’Église luthérienne (religion majoritaire du pays) a l’obligation de trouver un pasteur pour procéder au mariage homosexuel.

E. B.

bobineFilm suédois réalisé par Ella Lemhagen
Avec Gustaf Skarsgard, Torkel Petersson, Thomas Ljungman
Genre : Comédie
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2008
Titre original : Patrik, 1.5
Distribué par Equation

La phrase du jour de Ian McKellen: « Je croyais être le seul gay au monde »

Tuesday, September 29th, 2009

clap1L’acteur anglais, qui a interprété Gandalf dans Le Seigneur des anneaux ou le mutan Magneto dans la trilogie X-Men a reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière au festival de Saint-Sébastien la semaine dernière. A cette occasion, il a évoqué la représentation des homosexuels au cinéma.

Homosexuel déclaré et militant pour les droits des gays, il a estimé que « le cinéma de Hollywood s’ouvre peu à peu à représenter des homosexuels, mais il reste beaucoup à faire dans le reste du monde ». En confiant également « Quand j’étais jeune, je savais que j’étais gay et j’avais l’impression d’être la seule personne au monde à être attirée par le même sexe ».
Même si le cinéma a fait de gros progrès concernant la reconnaissance homosexuelle, il regrette toutefois que la tolérance n’est pas toujours de mise ailleurs dans le monde. « Dans beaucoup de pays, encore aujourd’hui, prononcer le mot homosexuel provoque la désapprobation. Je veux voir un monde où chacun peut se lever et parler ouvertement de sa sexualité.»

Cinéma : Quand l’homosexualité affronte la tradition religieuse

Wednesday, September 2nd, 2009

bobine1Mercredi oblige, c’est le moment de retrouver notre rubrique cinéma avec la sortie d’un film israélien, « Tu ne m’aimeras point », de Haim Tabakman.
Une histoire d’amour impossible et tragique entre un boucher très religieux, marié et père de quatre enfants, Aaron, et un jeune étudiant, dans un quartier ultra orthodoxe de Jérusalem.
Petit à petit, les deux hommes tombent amoureux l’un de l’autre, malgré la réprobation de l’entourage et des gens du quartier.
Projeté au Festival de Cannes, dans la sélection Un Certain Regard, le film aborde le sujet tabou, et bien trop souvent nié, de l’homosexualité dans la communauté juive orthodoxe de Jérusalem.
Le jeune réalisateur, tout juste âgé de 24 ans, fait ici preuve d’une grande maîtrise cinématographique. L’élégance de la photographie, avec de longs plans séquence pour les scènes d’amour, se marie parfaitement avec le sujet délicat qu’il aborde. Tout est suggéré finement, de façon à ce que le spectateur devienne lui-même partie prenante, par son intuition ou sa réflexion. La force de la dénonciation, alliée à la subtilité artistique, fait de ce film un rendez-vous cinéma à ne pas rater pour la rentrée.
Film à voir et réalisateur prometteur. A suivre…

Fiche Technique
Réalisation : Haim Tabakman
Avec : Zohar Strauss (Aaron), Ran Danker (Ezri), Ravit Rozen (Rivka), Tzahi Grad (Rabbi Vaisben), Isac Charry (Mordechai)
Scénario : Merav Doster
Photo : Axel Schneppat
Décors : Avi Fahima
Musique : Nathaniel Mechaly
Production : Rafael Katz, Michel Eckelt, Isabelle Attal, David C. Barrot

E. B.

Brüno, à ne rater sous aucun prétexte

Wednesday, July 22nd, 2009

brunoC’est la sortie cinéma tant attendue de la semaine, Brüno (qu’il faut prononcer Brouno).
Brüno, c’est Sacha Baron Cohen, plus communément appelé Borat, du nom du héros de son précédent film.

Cette comédie narre les aventures du personnage de Brüno, un homosexuel excentrique autrichien, roi de la mode, qu’a créé par Sacha Baron Cohen pour son émission de télévision Da Ali G Show.

En réalité, le titre original de Brüno est « Bruno : Delicious Journeys Through America for the Purpose of Making Heterosexual Males Visibly Uncomfortable in the Presence of a Gay Foreigner in a Mesh T-Shirt », à traduire littéralement par « Bruno : délicieux voyage à travers les Etats Unis dans le but de rendre les hétérosexuels franchement gênés par la présence d’un étranger homosexuel portant un t-shirt résille». Voilà qui en dit long sur le but de ce film. Car à travers ces loufoqueries et ces plaisanteries, ce film entend bien dénoncer l’homophobie et la superficialité qui règne dans le monde de la mode.
Drôle, sarcastique et critique à la fois, Brûno a le don de nous faire rire pour mieux nous faire voir le monde dans lequel on vit. Une belle farce qui a pour but de ridiculiser cette course effrénée à la célébrité qui semble contaminer toute l’Amérique du Nord.

Mais une farce qui ne plaît pas à tout le monde puisque les autorités ukrainiennes viennent d’annuler la sortie du film pour atteinte à la morale. Selon le ministère de la culture d’Ukraine, le film “contient l’exhibition injustifiée d’organes génitaux et de rapports sexuels, montre de façon explicitement naturaliste des actes homosexuels et perversions homosexuelles” ainsi que “des manifestations sadiques (…), ce qui peut nuire à la morale des citoyens”. Rappelons que le film Borat avait subi le même sort et qu’il est toujours interdit en Ukraine.

Fiche technique :clap1
Film américain réalisé par Larry Charles
Avec Sacha Baron Cohen, Alice Evans, Trishelle Cannatella, Emerson Brooks, David Hill, Tom Yi, Alexander Von Roon, et des stars jouant leur propre rôle Richard Beymer, Ron Paul, Elton John, Snoop Doggy Dogg ou encore Bono
Genre : Comédie
Durée : 1h 23min.
Distribution : Sony Pictures Releasing France

E. B.

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