In&Out, festival gay et lesbien de Nice : clap 3 !

C’est parti pour la troisième édition du festival du film gay et lesbien de Nice. Le In&Out ouvrira ses portes mardi soir (19 avril) avec une soirée d’ouverture au Mamac et au Smarties pour se clôturer mercredi 27 avril. Au programme, une trentaine de films diffusés sur les 9 jours du festival, des documentaires, des soirées et des hommages à Jean Genet, à Pier Paolo Pasolini, Werner Schroeter et Jean le Bitoux.

L’intime au cœur du débat

Une nouvelle édition placée sous la thématique de l’intime, entre histoire personnelle, familiale, et politique. « Sur proposition des artistes, le choix du thème de l’intime s’est imposé à nous, a tenu à préciser Benoît Arnulf, directeur du festival. Les réalisateurs invités voulaient livrer leur intimité, leurs ressentis personnels. A l’image du réalisateur portugais, Joao Pedro Rodrigues, qui souhaitait évoquer une expérience très personnelle sur les errances d’un jeune homme, plaçant l’individu au cœur de la réflexion, de son intimité. » Idem pour Renate Costa, réalisatrice du film d’ouverture, « Cuchillo de Palo », qui voulait témoigner de son histoire familiale et politique, relatant l’histoire de son oncle, homosexuel et victime de la dictature de Stroessner durant les années 80 au Paraguay.

Un programme varié, inédit et actuel

Le festival In&Out, c’est « 9 jours de projections, de débats et de rencontres, une trentaine de films présentés, pour la plupart inédits, de cinéastes dont nous admirons et aimons le travail », précise Benoît Arnulf.
De belles rencontres qui rythmeront avant tout ce festival. Avec des invités notoires qui ont répondu présents, comme João Pedro Rodrigues, cinéaste portugais, remarqué lors de la Mostra de Venise ou du Festival de Cannes, Emilie Jouvet, photographe du milieu underground et réalisatrice de « Too Much Pussy », adaptation hard de « Tournée » de Mathieu Amalric. A noter également la présence de Vincent Dieutre, réalisateur « EA2 (Jean Eustache) », « EA3 (Jean Cocteau) » et « Mon voyage en Hiver », le  retour de Céline Sciamma pour son dernier film, « TomBoy », fraîchement récompensé au Festival de Berlin, et Louis Dupont pour le dernier volet de sa trilogie, « Les garçons du Lido », accompagné d’un de ses garçons du Lido, Andy Griffith.

Une dimension militante du festival

Mais qui dit films, dit aussi documentaires, qui visent à révéler la dimension militante du festival. Durant deux jours, des documentaires éveilleront les consciences, mobiliseront et sensibiliseront les spectateurs sur des thèmes chers aux organisateurs.
En premier lieu : l’homophobie, qui doit encore et toujours être combattue car les crimes et les lois homophobes persistent dans bon nombre de pays.  « Une nette sensibilisation politique en pointant le doigt sur le cas ougandais, où le gouvernement du président Yoweri Museveni prévoit la mise en place d’un projet de loi condamnant à la peine de mort des auteurs d’actes homosexuels », dénonce Benoît Arnulf.
Dans un second temps, « c’est du militantisme gay dont il sera question avec le documentaire  « Beyond Gay » (de Bob Christie, N.D.L.R.), et les raisons qui poussent encore les militants à organiser des Gay Pride », ajoute Benoît Arnulf.
Sans oublier les hommages aux artistes qui ont milité en faveur de l’homosexualité, du philosophe Michel Foucault à Jean Genet, au cinéaste Werner Schroeter ou au journaliste et activiste Jean Le Bitoux. Un devoir de mémoire.

En belle progression au niveau de la fréquentation sur les deux dernières éditions, nous espérons qu’il en soit de même cette année. Venez nombreux, le cinéma gay et lesbien vous attend !

Propos recueillis par Emilie Bedos

Pour plus d’info, rendez-vous sur le site du festival www.lesouvreurs.com

 

Tags: , , , , , ,

Leave a Reply

'; ?>