Quand les lesbiennes et les féministes font leur cinéma, c’est Cineffable

affiche-cineffableLa 21ème édition de Cineffable, festival international du film lesbien et féministe, ouvre ses portes aujourd’hui, au Trianon à Paris. Cap sur 5 jours de projections de films (du documentaire au long-métrage en passant par les courts), de débats et d’expositions.
« Au total, entre 70 et 80 films seront projetés durant le festival, annonce Mélanie Perrier, responsable de la communication du festival. Des films la plupart du temps inédits en France et provenant d’une quinzaine de pays. C’est toute l’actualité cinématographique lesbien qui est ici à l’honneur, avec des productions présentées récentes (moins de 2 ans) ».
Avec tout de même la projection de deux rétrospectives cette année. La première consacrée à Monica Treut (réalisatrice de « Séduction femme Cruelle », de « My father is coming » et de « Gendernauts »); la seconde à Anna Margarita Albelo, dit La Chocha, grande prêtresse des nuits lesbiennes parisiennes, qui présentera son nouveau documentaire sur la vie gay à Cuba.

Vaste panorama de la culture lesbienne

Documentaires, courts, moyens et longs métrages seront donc projetés tout au long de ces cinq jours. Des séances thématiques de deux heures, avec notamment des destins de femmes, les femmes et le milieu sportif ou encore la condition lesbienne. Chaque catégorie se verra alors attribué un Prix public, décerné lundi soir lors de la soirée de clôture, et pour la première fois, la remise du Prix Têtue, qui consacrera un long-métrage.
Le cinéma, certes, mais pas seulement. La culture au sens large sera également présente, avec notamment des expositions d’art contemporain. « Des artistes européennes pourront ainsi montrer leurs œuvres, in situ, et en adéquation avec l’architecture du Trianon, précise Mélanie. Les œuvres, surtout vidéo et performance, s’infiltreront parfaitement avec le lieu. » Focus sur la chorégraphe-vidéaste Cécile Proust, les performeuses anglaises, Jo Bannon et Astrid Breel, ou l’artiste Sophie Boulet.

100% féminin

Autre particularité : ce festival est uniquement destiné aux femmes. Tout homme se présentant aux portes de cinéma sera immédiatement reconduit. « Le critère de non-mixité existe depuis la création du festival et est demandé par les visiteuses. Les femmes ont besoin de se retrouver, de se sentir comme dans un cocon, avec une grande dose d’intimité. Elles peuvent ainsi parler beaucoup plus librement, ajoute Mélanie. D’autant que le but de ce festival est de promouvoir la culture cinématographique lesbienne et féministe avant tout. Dans les autres festivals gays, les lesbiennes sont en minorité. Généralement, c’est 90% gay et 10 % lesbienne. Cineffable, c’est 100% lesbienne, pour une plus grande visibilité de leur production artistique ».
Un moment particulièrement intime qui favorise donc les rencontres, les discussions aux paroles libérées et l’autodétermination de chaque femme présente.

Fortes de leur succès des années précédentes, les organisatrices attendent cette année au moins autant que l’année dernière, à savoir 7.000 visiteuses. Un chiffre considérable pour ce festival quasiment autogéré, exception faite pour la Mairie de Paris qui les subventionne un peu, et qui démontre bien l’importance de ce genre d’événements pour les lesbiennes en particulier, et les femmes en général. Un rendez-vous incontournable !!!

Propos recueillis par Emilie Bedos

Des RDV à ne pas manquer

Ce soir, jeudi 29 octobre à 17 heures : ouverture des portes, suivie du concert de Mélissa Laveaux et de la séance d’ouverture
Vendredi 30 à 12h30 : les 20 ans du Bagdam de Toulouse
Vendredi à 22 heures : lecture de Wendy Delorme
Samedi 31 à 23 heures : folle nuit au Bus Palladium
Dimanche 01 novembre : Performance d’Astrid Breel
Lundi 02 à 15 heures : projection et discussion autour du thème « Sexualité et Plaisir ».

Pour plus d’informations rendez-vous sur le site www.cineffable.fr

Tags: , , , ,

Leave a Reply

'; ?>