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Carton rouge contre l’homophobie dans le football

Thursday, June 9th, 2011

La semaine dernière, une charte contre l’homophobie dans le football a été signée par la Mairie de Paris. Cette charte a pour but de lutter contre les discriminations et principalement d’homophobie dans ce milieu réputé très machiste, où les banderoles homophobes sont légions. Il est très rare que des stars du football fassent leur « coming out ». Récemment le capitaine de l’équipe nationale allemande de football, Philipp Lahm, officiant au Bayern de Munich, a déclaré déconseiller aux joueurs professionnels de révéler leur orientation sexuelle, s’exposant ainsi aux injures des autres joueurs. C’est dire si le sujet reste encore tabou. Pour célébrer cette charte, quelques joueurs ou personnages du monde footballistique se sont réunis pour une vidéo de sensibilisation. Parmi eux, Ludovic Giuly, Sonny Anderson, Louis Nicollin, ou encore Marc Planus qui déclarait à cette occasion “l’homophobie ne nous fera jamais gagner un match, un joueur homo, un joueur gay, peut-être”.
Une belle initiative qui, espérons-le, fera bouger les mentalités.

Foot : l’AS Saint-Etienne entre en guerre l’homophobie

Wednesday, April 7th, 2010

logo-st-etienne2Quatrième club de foot de Ligue 1 à signer la Charte contre l’Homophobie, l’AS Saint-Etienne rejoint donc le rang dans la lutte contre l’homophobie. Après le PSG, l’AJ Auxerre et l’OGC Nice, les dirigeants des Verts entendent bien sensibiliser les acteurs du foot contre toutes formes de discriminations.
Une signature effectuée la semaine dernière et saluée par le Paris Foot Gay, fondateur de cette Charte, qui espère que d’autres clubs de Ligue 1 fassent de même et joignent « leurs forces pour combattre ce fléau au quotidien ». Idem pour la Fédération Française de Foot, qui ne s’est toujours pas exprimée dans cet appel à la tolérance et au dépassement des préjugés.
Seule la LFP (Ligue de Football Professionnel) a déjà pris position en signant la Charte, faisant de la France le quatrième pays Européen à reconnaître et à s’engager contre cette discrimination.
Quatre clubs sur 20, c’est un début, mais cela reste insuffisant.

6 points capitaux dans le respect des autrespfg-homophobie

La Charte, claire et directe, énonce ainsi six points que les clubs ou les instances du foot doivent s’engager à respecter.

  1. Prendre en compte et reconnaître de manière explicite l’homophobie en tant que discrimination
  2. Dénoncer et prendre les sanctions adéquates contre toute attitude homophobe
  3. Promouvoir la diversité dans le milieu du football et assurer la diffusion de messages sur la tolérance, le respect et la dignité
  4. Apporter aide et soutien aux joueurs, entraîneurs ou autres personnes évoluant dans le milieu du football qui pourraient être harcelés, insultés ou mis à l’écart en raison de leur orientation sexuelle
  5. Mettre en place un module éducatif sur la lutte contre les discriminations
  6. Veiller et réagir à chaque signe d’homophobie, et en référer régulièrement aux associations concernées.

E. B.

Pour consulter la Charte dans son intégralité, cliquez ici.

La polémique de la semaine : l’homophobie règne-t-elle dans le foot ?

Friday, November 6th, 2009

footEt de 1, et de 2, et de 3 affaires homophobes, qui donne un zéro pointé au milieu du foot.
Après les déclarations de Marcello Lippi, sélectionneur de la Squadra Azzura, qui ne concevait « pas qu’un joueur puisse vivre de façon naturelle son homosexualité parmi ses coéquipiers », après la polémique sur le match annulé entre le Paris Football Gay et le Créteil Bébel, voici que Louis Nicollin vient de faire une nouvelle sortie médiatique.
Par voie de presse, après le match Auxerre-Montpellier, le président du club héraultais s’en est violemment pris au capitaine auxerrois, Benoît Pedretti, le traitant de « petite tarlouze ». Une insulte homophobe qui a fait réagir bon nombre d’associations, au premier rang desquelles le Paris Foot Gay, qui a immédiatement diffusé un communiqué de presse : « Il y a quelques mois, en répondant aux journalistes, Louis Nicollin ponctuait déjà chacune de ses phrases, au sujet de ses détracteurs et adversaires, d’injures à caractère homophobe du type “cette bande de pédés”, “les pédés”. (…) Il ne devrait donc plus être possible d’entendre de tels propos de la bouche d’un responsable du football français ». Propos partagé par Olivier Rouyer. Ancien attaquant de Nancy et de l’équipe de France, aujourd’hui commentateur sur Canal +, c’est le seul à avoir évoqué publiquement son homosexualité. En tout cas depuis samedi, il est furieux. « Ces propos sont inadmissibles et ne devraient pas exister. Cela n’a rien à voir avec le football, qui cultive normalement les valeurs de respect, de don de soi, de tolérance » a-t-il affirmé.

Complaisance ou sanction ?

Des propos qui jouissent d’une certaine complaisance de la part de certains acteurs du monde du foot. « On connaît le personnage. C’est quelqu’un de passionné, d’exubérant », relativise le vice-président délégué de l’Unecatef (Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football), Pierre Repellini.
D’autant que dans ce sport, où la virilité fait loi, l’insulte est aussi courante qu’inconsciente. Les insultes « sales enculés » ou « petits pédés » sont monnaie courante, tant dans les bouches, que sur les banderoles, avec un but bien précis de la part des supporters : « dévaloriser l’adversaire en remettant en cause sa virilité », explique Philippe Liotard, sociologue à l’Université de Lyon I.
« J’ai connu ça toute ma carrière, ça fait partie du folklore, mais on devrait quand même l’interdire », déplore Vikash Dhorasoo.

Face à la polémique, les instances dirigeantes du foot français ont adressé une convocation à Louis Nicollin, qui devra se présenter devant le Conseil national de l’éthique du foot le 16 novembre prochain. Interrogé par RMC, Louis Nicollin a fait savoir qu’il n’acceptera pas une lourde sanction de la part du CNE. Pour lui, « cette histoire a été réglée dimanche matin. J’ai appelé Benoît Pedretti pour m’excuser et il a accepté de suite », avant de s’en prendre aux associations de défense des gays, qui profite de l’occasion pour faire parler d’elles.
Affaire à suivre…

E. B.

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