Posts Tagged ‘homophobie’

La polémique de la semaine : le Vatican établit un lien entre homosexualité et pédophilie

Mardi, avril 13th, 2010

drapeau-homoC’est ce qu’a affirmé hier le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, en déclarant que la pédophilie était liée à l’homosexualité et non pas au célibat. Histoire de noyer le poisson de tous les nouveaux cas de pédophilie émanant du clergé, rien de tel que de soulever une polémique.
Le secrétaire d’état du Vatican a tenté d’étayer ses propos par des arguments scientifiques douteux. « Nombre de psychologues et de psychiatres ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment qu’il y a une relation entre homosexualité et pédophilie », a-t-il affirmé. Lesquels ? On n’en sait rien. Avant d’ajouter que « cette pédophilie touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à moindre degré si l’on regarde les pourcentages ». Même s’il promet que le pape prendra des mesures fortes sur les affaires de pédophilie dans l’Église. Une façon de plus de répondre aux accusations d’opacité de l’Eglise catholique face à toutes ces affaires. En attendant, très peu de sanctions ne sont tombées à l’encontre de prêtres accusés de pédophilie !
Des propos qui, on l’imagine bien, ont provoqué la colère de nombreuses de défense des droits des homosexuels et LGBT, pour qui, aucune étude scientifique n’a établi un tel lien.

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Foot : l’AS Saint-Etienne entre en guerre l’homophobie

Mercredi, avril 7th, 2010

logo-st-etienne2Quatrième club de foot de Ligue 1 à signer la Charte contre l’Homophobie, l’AS Saint-Etienne rejoint donc le rang dans la lutte contre l’homophobie. Après le PSG, l’AJ Auxerre et l’OGC Nice, les dirigeants des Verts entendent bien sensibiliser les acteurs du foot contre toutes formes de discriminations.
Une signature effectuée la semaine dernière et saluée par le Paris Foot , fondateur de cette Charte, qui espère que d’autres clubs de Ligue 1 fassent de même et joignent « leurs forces pour combattre ce fléau au quotidien ». Idem pour la Fédération Française de Foot, qui ne s’est toujours pas exprimée dans cet appel à la tolérance et au dépassement des préjugés.
Seule la LFP (Ligue de Football Professionnel) a déjà pris position en signant la Charte, faisant de la France le quatrième pays Européen à reconnaître et à s’engager contre cette discrimination.
Quatre clubs sur 20, c’est un début, mais cela reste insuffisant.

6 points capitaux dans le respect des autrespfg-homophobie

La Charte, claire et directe, énonce ainsi six points que les clubs ou les instances du foot doivent s’engager à respecter.

  1. Prendre en compte et reconnaître de manière explicite l’homophobie en tant que discrimination
  2. Dénoncer et prendre les sanctions adéquates contre toute attitude homophobe
  3. Promouvoir la diversité dans le milieu du football et assurer la diffusion de messages sur la tolérance, le respect et la dignité
  4. Apporter aide et soutien aux joueurs, entraîneurs ou autres personnes évoluant dans le milieu du football qui pourraient être harcelés, insultés ou mis à l’écart en raison de leur orientation sexuelle
  5. Mettre en place un module éducatif sur la lutte contre les discriminations
  6. Veiller et réagir à chaque signe d’homophobie, et en référer régulièrement aux concernées.

E. B.

Pour consulter la Charte dans son intégralité, cliquez ici.

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De l’homosexualité à la déportation du temps de Mussolini

Mardi, mars 23rd, 2010

livre-italieDes homos italiens du temps de Mussolini ! Vous n’y pensez pas, car en Italie, il n’y a que de vrais hommes ! Voilà en substance le point de départ de ce roman graphique, scénarisé par Luca de Santis et dessiné par Sara Colaone.
Du coup, aucune loi d’exception n’existait du temps du Duce pour condamner les homosexuels. Mais pour ne pas contrarier et choquer l’ordre et la morale fasciste, une solution : la déportation et le confinement sur les îles italiennes de tous ceux qui étaient accusés de « pédérastie passive, causant un grave préjudice à la morale publique et à l’intégrité de la race ».
D’une réalité historique fidèle et d’un graphisme épuré, mais tellement représentatif d’une époque, cette bande dessinée raconte l’histoire de Ninella, déporté dès 1938 sur l’île de San Domino dans l’archipel de Tremiti. Les souvenirs douloureux confiés par Ninella, devenu un vieil homme, à deux journalistes venus faire un reportage sur ces déportations est un témoignage fort de ce qui se passait du temps du Duce.
Rencontres…

Pourquoi vous êtes-vous intéressés à ce sujet ?

Lucas de Santis : L’intérêt pour ce sujet est né en 2001, suite à la publication, dans la revue culturelle « Babilonia », du témoignage d’un ex-déporté homosexuel sur les îles Tremiti. Sous ses airs de vieux grincheux et mal dans sa peau, il racontait une histoire captivante, dont je n’avais encore jamais entendu parler. À travers ses réponses, pourtant dures, je pouvais percevoir toute la douceur et la  peine ressenties par un être qui n’a jamais connu de trêve dans sa souffrance.
La rareté de l’information concernant ce sujet est un autre élément qui m’a poussé à faire des recherches, car seuls quelques historiens avaient auparavant étudié le sort de ces homosexuels exilés. L’envie de faire connaître et de partager cette histoire a été l’étincelle qui a régi le scénario, du début à la fin.

La documentation historique sur le sujet était-elle riche ou est-elle restée sous silence ? Avez-vous trouvé facilement des témoignages, ou bien les langues ont-elles toujours autant de mal à se délier ?

Lucas de Santis : Les difficultés étaient nombreuses. La documentation était pratiquement inexistante, constituée seulement d’articles courageux et de préambules. D’autant que la majorité des témoins directs de l’époque ne sont hélas plus de ce monde, ou bien se refusent à ressusciter des souvenirs si douloureux.
bdCes difficultés font aujourd’hui partie intégrante du roman, parce qu’il raconte toute la souffrance endurée jusqu’au retour de l’exil, mais sans toutefois trouver de paix et surtout de rachat pour ces déportations.
Tout le travail de documentation a été enrichi grâce aux archives conservées par l’Association Nationale des hommes Politiques Italiens Persécutés et Antifascistes (ANPPIA) de Rome. Sans omettre les documents vidéo et audio récupérés dans les années 80 et 90 par des historiens comme Goretti, Giartosio, Romano, Benadusi, Petrosino et Dall’Orto, auteur de l’interview précédemment citée avec l’ancien exilé, qui se trouve en annexe de ce livre.
Pour étoffer la vérité historique, nous avons passé, avec Sara, plusieurs jours sur l’île de San Domino. Mais, même là, il a été très difficile d’obtenir des informations. Les bâtiments, aujourd’hui transformés en installations touristiques, et la réticence des gens à témoigner de ce sujet, ne nous ont pas facilité la tache.

Graphiquement Sara, quelle a été votre source, vos modèles pour retranscrire les décors et l’ambiance de l’époque ?

Sara Colaone : Affronter la reconstruction historique a été un sujet fascinant, qui m’a mis face aux préjugés et aux clichés habituels. J’ai appris que l’homosexualité des années 30 se voyait et se vivait d’une manière très différente de ce qui se passe aujourd’hui. D’autant plus que les exilés de l’époque étaient souvent des hommes de pouvoir, issus de la bourgeoisie italienne. Cette réflexion a beaucoup influencé ma manière de travailler. J’ai cherché à m’inspirer des photos de personnes assez communes, en excluant celles des grands acteurs de l’époque et celles qui reflétaient les clichés trop stéréotypés de l’homosexualité. J’ai voulu restituer cette ambiance là avec peu de détails, mais surtout par la gestuelle des personnages.

Combien d’homosexuels comme Ninella ont été déportés pendant la dictature de Mussolini ?

Sara Colaone : Les documents conservés font état de quelque 300 exilés. Mais bon nombre d’autres cas devraient être mis en lumière dans l’année, suite à l’ouverture des archives de l’Etat, restées fermées à ce jour.

Quand ces déportations ont-elles cessé ?

Sara Colaone : On estime que les déportations, dans différentes régions italiennes, ont commencé en 1928. En 1938, date à laquelle commence notre récit, les homosexuels étaient tous regroupés à San Domino Tremiti, dans les Pouilles, et les dernières déportations ont eu lieu en 1942. Elles ont duré jusqu’à la chute du Duce et la fin de la guerre en 1945.

Votre BD sort à une période où l’on constate une recrudescence des actes homophobes depuis quelques années en Italie, avec une certaine banalisation de cette violence. Pensez-vous que le Pacs, voulu par Prodi il y a trois ans, et enterré par l’équipe de Berlusconi, a-t-il une chance de voir le jour ?

Sara Colaone : Bien sûr, le PACS a été une occasion manquée de construire un nouvel esprit de famille, plus proche de la réalité que le modèle passé, désormais inadéquat. Il ne concernait pas uniquement les homosexuels, mais tous les Italiens Le PACS n’était pas la solution à tous les problèmes, mais il aurait pu être la première pierre dans un vaste projet de réformes majeures. C’est un important retour en arrière, une belle reculade, dans la façon de voir les choses.

Comment l’homosexualité est-elle ressentie de nos jours en Italie ?

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Lucas de Santis : Je pense que notre pays souffre d’un mal typiquement italien, à savoir la réticence et le déni. Nous vivons dans une situation politique très sombre, désolante, dans laquelle la gauche ne prend pas la défense des minorités.
Quand nous avons présenté le livre, l’église catholique a déclaré que l’homosexualité était comparable à l’anorexie, à une maladie. Les réactions indignées face à une telle déclaration allaient toutes dans le même sens : les hommes politiques, de droite comme de gauche, se sont opposés avec fermeté à une telle ingérence et une telle absurdité. Mais entre nous, j’ai toujours du mal à imaginer la gauche en train de défendre les droits des homosexuels, alors que dire de la droite !

En bref, une très belle évocation en bande dessinée d’une page fort méconnue de l’histoire fasciste italienne. Qui mériterait bien d’être au programme des cours d’histoire !

Propos recueillis par Emilie Bedos

« En Italie, il n’y a que des vrais hommes », de Luca de Santis et Sara Colaone, est paru au éditions Dargaud.

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Créer le buzz contre l’homophobie avec la chanson de « Il à Il »

Vendredi, février 19th, 2010

ganaelDe « Il à Il », c’est la nouvelle chanson de lutte contre l’homophobie et les discriminations sociales, dont les profits seront reversés à l’association le Refuge. Une belle initiative lancée par deux chanteurs, Ganaël et Frédéric Ange qui, on l’espère, contribuera à faire avancer les mentalités, vers une plus grande tolérance envers les gays.
Le pitch : deux garçons qui s’aiment d’un tendre amour. Mais le poids, la douleur d’être homosexuel, de s’assumer en tant que tel et la peur du jugement rend cet amour difficile à supporter. Un appel à la tolérance et à la différence qui doit passer impérativement sur les ondes.
Pour y parvenir, l’impératif est de trouver une . Et pour cela, Ganaël et Frédéric Ange ont besoin de tout le monde. Il faudrait un minimum de 10 000 écoutes sur le site de musique YouTube pour que les maisons de disque s’y intéressent et 25 000 pour espérer être distribué. Depuis le 1er janvier, date de mise en ligne de la chanson, plus de 8 500 écoutes ont déjà eu lieu. C’est donc à VOUS de créer le buzz et d’inciter les maisons de disques à être solidaires avec un tel projet.
Tous les bénéfices seront directement versés à l’association Le Refuge de Montpellier. Créé en 2003, le Refuge a logopour but d’accueillir les jeunes en mal être face à leur homosexualité, bien trop souvent rejetés par leur famille.

Il et Elle

Le titre de « Il à Il » est interprété par Il et Elle. Elle, c’est Ganaël, auteur, co-compositeur (avec Arnaud Rosenbalt) et interprète de la chanson. Artiste couronnée déjà d’un disque d’or, Ganaël a écrit plus d’une centaine de chansons pour d’autres interprètes.
Il, c’est Frédéric Ange, jeune chanteur homo, qui prépare actuellement son premier album « Au-delà… », qui contient notamment le remix de Mylène Farmer « Pourvu qu’elles soient douces ».
Il et Elle, c’est avant tout une conviction commune : faire quelque chose pour lutter contre l’homophobie.

Prochaines actions

Pour info, un Flash Mob sera organisé le 13 mars à 18h30, le lieu étant bien évidemment encore tenu secret.
Un clip de cette chanson devrait prochainement être tourné à Paris, avec la présence de personnalités de la télé comme Cindy Lopes (de Secret Story), Magloire et Claire (des L5).
De même, un concert en présence de Jean-Marie Perier (auteur du livre « Casse Toi » qui relate justement l’histoire de certains jeunes, rejetés par leur famille, à cause de leur sexualité) sera organisé à Paris au profit du Refuge en mars.

E. B.

Pour écouter la chanson sur YouTube, cliquez ici
Pour plus d’informations, rendez-vous sur leur page Facebook
Pour venir en aide au Refuge, cliquez ici

paroles

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Une Saint-Valentin placée sous le signe de la lutte contre l’homophobie

Mercredi, février 10th, 2010

Perspective N¡18_FR

« Aimer simplement … Qu’on soit lesbienne, , bi, trans, hétéro… on est toujours différent quand on aime ». Voici le message de la nouvelle campagne d’affichage des associations de contre l’ et les discriminations sociales.
A destination des lycées et universités d’Ile de France, plus de 8 000  affiches seront ainsi collées dans les établissements et près de 10 000 flyers distribués à l’occasion de la Saint-Valentin.
Les associations de contre l’ ou étudiantes, au premier rang desquelles la fédération Moules-Frites, le Caélif, le Mag, la Mutuelle des étudiants et le réseau national Animafac, entendent ainsi faire passer un message percutant sur le droit à la différence.
Pour marquer le coup, les associations ont repris le fameux « Baiser de l’Hôtel de Ville » de Doisneau, avec le baiser d’un couple , celui d’un couple lesbien, et enfin d’un couple hétéro. « L’idée était de promouvoir l’égalité des couples, même dans la différence, et de lutter ainsi contre les discriminations sociales dont sont victimes les couples homos », tient à nous préciser Christian Job, du collectif Caélif.
Une campagne d’affichage est donc lancée, reste encore à trouver des volontaires pour la distribution des flyers. Si vous aussi, vous souhaitez participer à la campagne 2010, rien de plus simple : rendez-vous sur le site internet www.simplequestiondamour.org, où vous pourrez commander des affiches et des flyers pour les distribuer sur votre campus.
Et comme disait Paul Valéry, « Enrichissons-nous de nos différences mutuelles ».

E. B.

Pour plus d’informations :
www.caelif.fr
www.moules-frites.org
www.mag-paris.fr
www.animafac.net

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Quand l’homophobie attise le suicide !

Lundi, février 8th, 2010

homophobietue1D’après une étude de l’Inserm, datant de 2005, les jeunes homosexuels seraient 8% à avoir déjà tenté de mettre fin à leurs jours, contre seulement 2,6% pour les jeunes hétérosexuels. Un chiffre considérable qui met en cause l’homophobie qui règne dans le monde étudiant, dans les lycées et collèges. Insultes et exclusion font ainsi partie du quotidien de ses jeunes homos, qui, poussés à bout, décident d’en finir.

C’est à l’occasion des Journées Nationales de Prévention du Suicide, qui se tiennent jusqu’au 10 février, que le Caélif (Collectif des Associations étudiantes LGBT d’Ile de France) a décidé d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics, par le biais de la distribution de flyers et d’affiches de prévention.
« Guidés par l’actualité et la récente polémique suscitée par Luc Châtel, nous voulons avant tout informer sur le taux de sursuicidalité qui touche les jeunes homos de 15 à 25 ans », nous précise Christian Job, l’un des membres de Caélif. Avec un message très clair aux pouvoirs publics, en leur demandant d’inciter à la prévention le plus tôt possible. « Ce n’est pas, ajoute-t-il, prématuré d’aborder le problème de l’homophobie dès l’école primaire, car c’est justement dans les cours d’école que les premières insultes homophobes ou transphobes fusent. Nous demandons donc que cette éducation soit faite au plus tôt dans le cadre de la mission d’éducation civique de nos écoles ».

La campagne d’affichage et d’information est menée avec le soutien de l’association , qui met à la disposition de tout jeune en situation de mal-être sa la ligne Azur (0810 108 135)

Communiqué du Caélif : les jeunes LGBT appellent à la lutte contre l’homophobie et la transphobie

À l’occasion des Journées nationales de prévention du suicide, nos organisations rappellent que l’homophobie et la transphobie sont la première cause de suicide chez les jeunes LGBT de 15 à 24 ans. A titre d’exemple, 8% des étudiant-e-s LGBT ont déjà effectué une tentative de suicide, contre 2,6% chez les étudiants en général. Plus dramatique encore, selon une étude de l’INSERM en 2005, les jeunes homosexuels et bisexuels courent 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hommes hétérosexuels. D’autre part, une récente étude plus ciblée (avril 2009) réalisée en France, sur un échantillon réduit de 100 jeunes personnes trans de 16 à 26 ans, fait apparaître un taux de suicidalité encore plus grand, de l’ordre de 34%.

Les jeunes homosexuel-le-s et trans sont victimes d’un environnement normatif où les injures et propos dégradants liés à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont quotidiens dès l’école primaire. En cela, ce ne sont ni l’homosexualité ni la transidentité, mais le climat d’homophobie et de transphobie latente qui est directement à l’origine de ce mal-être. Fortes de ce constat, nos organisations alertent les pouvoirs publics sur l’urgence qu’il y a à mieux prévenir la sursuicidalité des jeunes LGBT. Nous lançons un appel à la mise en place d’un plan national destiné à prévenir et prendre en charge les jeunes :

  1. la formation des professionnels de l’éducation et de la santé sur le risque accru de suicidalité pour les jeunes LGBT, en raison du rejet homophobe et transphobe ;
  2. le renforcement et le développement des dispositifs d’écoute (accueils et lieu d’écoutes banalisés dans les lieux de vie scolaires et universitaires) ;
  3. un accompagnement psychologique et social du jeune dès la première tentative de suicide ;
  4. une enquête publique sur le lien entre suicide et sexualité, suicide et identité de genre, avec un suivi des chiffres qui permettront d’évaluer l’efficacité des moyens mis en œuvre.

Par ailleurs, seule une vraie politique de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les établissements scolaires, allant de pair avec un travail éducatif sur les représentations permettra de prévenir le mal-être chez les jeunes LGBT
Nous appelons les pouvoirs publics à prendre en considération la réalité des insultes homophobes banalisées dès l’école primaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que recule significativement le mal-être ressenti par ceux qui, enfants ou adolescent-e-s, se découvrent une orientation ou une identité sexuelles qui les exposent à la stigmatisation.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Caélif .

E. B.

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Le documentaire du jour : quand Canal + s’attaque à l’homophobie dans le sport

Lundi, janvier 4th, 2010

mir-teleLe documentaire de Michel Royer, coproduit par Capa, dresse un état des lieux de l’homosexualité dans le sport. Un sujet qui reste encore tabou, même si de temps en temps, certains pro font leur . Dès 1999, Amélie Mauresmo révèle son homosexualité et tout dernièrement, c’est le rugbyman gallois Gareth Thomas qui a fait cette déclaration.
De banderoles homophobes aux déclarations tonitruantes de dirigeants , de Marcello Lippi, sélectionneur de l’équipe d’Italie, à Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football, - qui vient de refuser de signer une charte contre l’homophobie, car, selon lui, « on fait plus de tort que de bien en essayant de trop en parler »-, la question est donc posée dans le docu : « Y a-t-il un problème entre le sport et les homos ? ».
Partant du principe que le sport participe à la construction des identités, Michel Royer présente son sujet d’un point de vue historique et sociétal, d’interviews en images d’archives.

Sports et homosexualités: c’est quoi le problème ? est diffusé ce soir (lundi 4 janvier), à 20 h 50 sur Canal +.

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Le tribunal de Besançon accorde à une lesbienne le droit d’adopter un enfant

Vendredi, novembre 13th, 2009

justiceC’est une première en France. Après dix années de bataille juridique et administrative, Emmanuelle, 48 ans, a finalement obtenu un agrément d’adoption, qui lui a été accordé cette semaine par le tribunal administratif de Besançon. Annulant les précédentes décisions du Conseil général du Jura, qui s’y opposait farouchement, le tribunal impose au même Conseil général d’accorder son agrément dans les 15 jours, « sous astreinte de 100 euros par jour de retard ».
Vivant en couple avec Laurence, seule la demandeuse, Emmanuelle, sera déclarée comme mère adoptive. Sa compagne restera elle un tiers vis-à-vis de l’enfant.

Un parcours juridique éprouvant

10 ans. C’est donc le temps qu’il aura fallu pour qu’Emmanuelle obtienne ce droit. 10 ans de bataille juridique qu’Emmanuelle a livrée, allant même plaider sa cause devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Le but : obtenir le droit d’adopter un enfant que le Conseil général de son département, le Jura, lui refusait systématiquement, au motif qu’il existe « des différences notables (au sein du couple) dans le projet d’adoption, notamment au niveau de l’âge de l’enfant ».
Le jugement européen tombe en janvier 2008 et condamne la France pour sexuelle. En France, une célibataire peut adopter un enfant, mais pas une célibataire homosexuelle. « C’est de la basée sur l’orientation sexuelle du demandeur », avaient estimé les juges européens.
Rassurée et soutenue au niveau européen, Emmanuelle refait une demande auprès de son Conseil général. Un nouveau refus tombe au printemps 2008.
Finalement le tribunal de Besançon a suivi le premier jugement européen, tout en s’appuyant sur les rapports des travailleurs sociaux qui sont « favorables à la demande d’agrément pour adoption ».

Des réactions variées

Depuis l’annonce de cette décision juridique, les réactions associatives et politiques se multiplient. Les unes pour souligner la grande avancée dans le droit des homos, les autres pour s’y opposer farouchement.
La secrétaire d’État chargée de la famille, Nadine Morano, a déclaré qu’« il n’y a pas de projet pour réformer l’adoption en faveur des couples homosexuels. Il faudra ouvrir le débat, pourquoi pas lors de la prochaine élection présidentielle ».
Du côté des protestataires, on retrouve Christian Vanneste, député l’UMP, condamnant « la malheureuse décision du tribunal qui a fait l’objet de l’habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuelle ». Sans oublier les incontournables sorties du Front national, par la voix de Marine Le Pen, qui a estimé que « cette décision consacre la disparition d’une certaine morale d’Etat et le triomphe d’une société hédoniste ».
Du côté de la gauche, le député-maire Noël Mamère a salué « une grande victoire, le rêve que le droit est en train de rejoindre la société, un pas très important qui vient d’être franchi ».
Le Parti communiste français espère lui que « cette décision fera jurisprudence en France et dans tous les pays de l’Union européenne ».

Vers une jurisprudence ?

Pourquoi pas. En tout cas, la société semble évoluer dans ce sens. Selon Patrick Bloche, député socialiste, « la société est prête à accepter que des couples homosexuels adoptent des enfants. La loi peut donc être modifiée ». Impression confirmée par les statistiques. Un sondage BVA paru aujourd’hui pour Canal + va dans ce sens. Les Français seraient désormais 57% à être favorable à l’adoption par un couple homosexuel, alors qu’ils n’étaient que 48% en 2006.
Le Collectif contre l’homophobie se réjouit de la décision de justice rendue, estimant que désormais « la jurisprudence est établie ».

E. B.

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La polémique de la semaine : l’homophobie règne-t-elle dans le foot ?

Vendredi, novembre 6th, 2009

footEt de 1, et de 2, et de 3 affaires homophobes, qui donne un zéro pointé au milieu du foot.
Après les déclarations de Marcello Lippi, sélectionneur de la Squadra Azzura, qui ne concevait « pas qu’un joueur puisse vivre de façon naturelle son homosexualité parmi ses coéquipiers », après la sur le match annulé entre le Paris Football et le Créteil Bébel, voici que Louis Nicollin vient de faire une nouvelle sortie médiatique.
Par voie de presse, après le match Auxerre-Montpellier, le président du club héraultais s’en est violemment pris au capitaine auxerrois, Benoît Pedretti, le traitant de « petite tarlouze ». Une insulte homophobe qui a fait réagir bon nombre d’associations, au premier rang desquelles le Paris Foot , qui a immédiatement diffusé un communiqué de presse : « Il y a quelques mois, en répondant aux journalistes, Louis Nicollin ponctuait déjà chacune de ses phrases, au sujet de ses détracteurs et adversaires, d’injures à caractère homophobe du type “cette bande de pédés”, “les pédés”. (…) Il ne devrait donc plus être possible d’entendre de tels propos de la bouche d’un responsable du football français ». Propos partagé par Olivier Rouyer. Ancien attaquant de Nancy et de l’équipe de France, aujourd’hui commentateur sur Canal +, c’est le seul à avoir évoqué publiquement son homosexualité. En tout cas depuis samedi, il est furieux. « Ces propos sont inadmissibles et ne devraient pas exister. Cela n’a rien à voir avec le football, qui cultive normalement les valeurs de respect, de don de soi, de tolérance » a-t-il affirmé.

Complaisance ou sanction ?

Des propos qui jouissent d’une certaine complaisance de la part de certains acteurs du monde du foot. « On connaît le personnage. C’est quelqu’un de passionné, d’exubérant », relativise le vice-président délégué de l’Unecatef (Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football), Pierre Repellini.
D’autant que dans ce sport, où la virilité fait loi, l’insulte est aussi courante qu’inconsciente. Les insultes « sales enculés » ou « petits pédés » sont monnaie courante, tant dans les bouches, que sur les banderoles, avec un but bien précis de la part des supporters : « dévaloriser l’adversaire en remettant en cause sa virilité », explique Philippe Liotard, sociologue à l’Université de Lyon I.
« J’ai connu ça toute ma carrière, ça fait partie du folklore, mais on devrait quand même l’interdire », déplore Vikash Dhorasoo.

Face à la , les instances dirigeantes du foot français ont adressé une convocation à Louis Nicollin, qui devra se présenter devant le Conseil national de l’éthique du foot le 16 novembre prochain. Interrogé par RMC, Louis Nicollin a fait savoir qu’il n’acceptera pas une lourde sanction de la part du CNE. Pour lui, « cette histoire a été réglée dimanche matin. J’ai appelé Benoît Pedretti pour m’excuser et il a accepté de suite », avant de s’en prendre aux associations de défense des gays, qui profite de l’occasion pour faire parler d’elles.
Affaire à suivre…

E. B.

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Un hymne à l’adoption d’enfants par les gays, les « Joies de la Famille »

Mardi, octobre 13th, 2009

film-les-joies-de-la-familleUn peu à la mode de Desperate Housewife, « Les Joies de la Famille », c’est l’histoire d’un couple de gays, Goran et Sven, qui vit dans une banlieue suédoise idyllique.
Assumant pleinement leur homosexualité, le coule n’a qu’une idée en tête : élargir leur foyer en adoptant un enfant. Mais, même si la Suède reste pionnière dans l’avancée des droits des gays – le Parlement a voté en 2002 le projet de loi reconnaissant aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants – le parcours de l’adoption n’en reste pas moins difficile.
Jugé apte pour adopter, le couple reçoit un jour une lettre leur annonçant l’arrivée imminente de leur fils adoptif, Patrick. Mais qu’elle ne fut par leur surprise en découvrant que… Chut maintenant ! On ne va tout de même pas vous dévoiler la suite.
Vous la découvrirez en allant voir cette comédie sympathique d’Ella Lemhagen, pleine de rebondissements humoristiques. Une comédie, c’est certain, mais la réalisatrice n’en oublie pour autant pas de dénoncer l’. Avec une certaine liberté de ton employée pour parler de sujets qui ne prêtent pas forcément à rire. Entre la difficulté d’être reconnu apte à adopter, la méfiance des voisins face à un couple gay, l’amalgame entre homosexualité et pédophilie, rien n’est laissé de côté.
Adaptation d’une pièce suédoise homonyme de Michael Druker, le film a été récompensé dans plusieurs festivals.

La Suède, militante de la cause gay

Petit rappel sur le statut et les droits des en Suède :
- Depuis 1995, le « Pacs suédois » est en vigueur, autorisant les couples homosexuels à s’unir légalement lors d’une cérémonie civile.
- En 2002, le Parlement suédois a voté le projet de loi reconnaissant aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants.
- 1er avril 2009, le Parlement a voté à une grande majorité une loi autorisant le mariage homosexuel, faisant de la Suède le 5ème pays à légaliser le mariage gay (après les Pays-Bas en 2001, la Belgique en 2003, l’Espagne en 2005 et la Norvège en 2008).
C’est le premier pays à inclure dans la législation l’interdiction de refus du mariage religieux pour les homosexuels. Les pasteurs ont le droit de refuser individuellement, mais l’Église luthérienne (religion majoritaire du pays) a l’obligation de trouver un pasteur pour procéder au mariage homosexuel.

E. B.

bobineFilm suédois réalisé par Ella Lemhagen
Avec Gustaf Skarsgard, Torkel Petersson, Thomas Ljungman
Genre : Comédie
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2008
Titre original : Patrik, 1.5
Distribué par Equation

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