Posts Tagged ‘homophobie’

Quand l’homophobie attise le suicide !

Monday, February 8th, 2010

homophobietue1D’après une étude de l’Inserm, datant de 2005, les jeunes homosexuels seraient 8% à avoir déjà tenté de mettre fin à leurs jours, contre seulement 2,6% pour les jeunes hétérosexuels. Un chiffre considérable qui met en cause l’homophobie qui règne dans le monde étudiant, dans les lycées et collèges. Insultes et exclusion font ainsi partie du quotidien de ses jeunes homos, qui, poussés à bout, décident d’en finir.

C’est à l’occasion des Journées Nationales de Prévention du Suicide, qui se tiennent jusqu’au 10 février, que le Caélif (Collectif des Associations étudiantes LGBT d’Ile de France) a décidé d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics, par le biais de la distribution de flyers et d’affiches de prévention.
« Guidés par l’actualité et la récente polémique suscitée par Luc Châtel, nous voulons avant tout informer sur le taux de sursuicidalité qui touche les jeunes homos de 15 à 25 ans », nous précise Christian Job, l’un des membres de Caélif. Avec un message très clair aux pouvoirs publics, en leur demandant d’inciter à la prévention le plus tôt possible. « Ce n’est pas, ajoute-t-il, prématuré d’aborder le problème de l’homophobie dès l’école primaire, car c’est justement dans les cours d’école que les premières insultes homophobes ou transphobes fusent. Nous demandons donc que cette éducation soit faite au plus tôt dans le cadre de la mission d’éducation civique de nos écoles ».

La campagne d’affichage et d’information est menée avec le soutien de l’association SOS Homophobie, qui met à la disposition de tout jeune en situation de mal-être sa la ligne Azur (0810 108 135)

Communiqué du Caélif : les jeunes LGBT appellent à la lutte contre l’homophobie et la transphobie

À l’occasion des Journées nationales de prévention du suicide, nos organisations rappellent que l’homophobie et la transphobie sont la première cause de suicide chez les jeunes LGBT de 15 à 24 ans. A titre d’exemple, 8% des étudiant-e-s LGBT ont déjà effectué une tentative de suicide, contre 2,6% chez les étudiants en général. Plus dramatique encore, selon une étude de l’INSERM en 2005, les jeunes homosexuels et bisexuels courent 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hommes hétérosexuels. D’autre part, une récente étude plus ciblée (avril 2009) réalisée en France, sur un échantillon réduit de 100 jeunes personnes trans de 16 à 26 ans, fait apparaître un taux de suicidalité encore plus grand, de l’ordre de 34%.

Les jeunes homosexuel-le-s et trans sont victimes d’un environnement normatif où les injures et propos dégradants liés à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont quotidiens dès l’école primaire. En cela, ce ne sont ni l’homosexualité ni la transidentité, mais le climat d’homophobie et de transphobie latente qui est directement à l’origine de ce mal-être. Fortes de ce constat, nos organisations alertent les pouvoirs publics sur l’urgence qu’il y a à mieux prévenir la sursuicidalité des jeunes LGBT. Nous lançons un appel à la mise en place d’un plan national destiné à prévenir et prendre en charge les jeunes :

  1. la formation des professionnels de l’éducation et de la santé sur le risque accru de suicidalité pour les jeunes LGBT, en raison du rejet homophobe et transphobe ;
  2. le renforcement et le développement des dispositifs d’écoute (accueils et lieu d’écoutes banalisés dans les lieux de vie scolaires et universitaires) ;
  3. un accompagnement psychologique et social du jeune dès la première tentative de suicide ;
  4. une enquête publique sur le lien entre suicide et sexualité, suicide et identité de genre, avec un suivi des chiffres qui permettront d’évaluer l’efficacité des moyens mis en œuvre.

Par ailleurs, seule une vraie politique de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les établissements scolaires, allant de pair avec un travail éducatif sur les représentations permettra de prévenir le mal-être chez les jeunes LGBT
Nous appelons les pouvoirs publics à prendre en considération la réalité des insultes homophobes banalisées dès l’école primaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que recule significativement le mal-être ressenti par ceux qui, enfants ou adolescent-e-s, se découvrent une orientation ou une identité sexuelles qui les exposent à la stigmatisation.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Caélif .

E. B.

Le documentaire du jour : quand Canal + s’attaque à l’homophobie dans le sport

Monday, January 4th, 2010

mir-teleLe documentaire de Michel Royer, coproduit par Capa, dresse un état des lieux de l’homosexualité dans le sport. Un sujet qui reste encore tabou, même si de temps en temps, certains sportifs pro font leur coming-out. Dès 1999, Amélie Mauresmo révèle son homosexualité et tout dernièrement, c’est le rugbyman gallois Gareth Thomas qui a fait cette déclaration.
De banderoles homophobes aux déclarations tonitruantes de dirigeants sportifs, de Marcello Lippi, sélectionneur de l’équipe d’Italie, à Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football, – qui vient de refuser de signer une charte contre l’homophobie, car, selon lui, « on fait plus de tort que de bien en essayant de trop en parler »-, la question est donc posée dans le docu : « Y a-t-il un problème entre le sport et les homos ? ».
Partant du principe que le sport participe à la construction des identités, Michel Royer présente son sujet d’un point de vue historique et sociétal, d’interviews en images d’archives.

Sports et homosexualités: c’est quoi le problème ? est diffusé ce soir (lundi 4 janvier), à 20 h 50 sur Canal +.

Le tribunal de Besançon accorde à une lesbienne le droit d’adopter un enfant

Friday, November 13th, 2009

justiceC’est une première en France. Après dix années de bataille juridique et administrative, Emmanuelle, 48 ans, a finalement obtenu un agrément d’adoption, qui lui a été accordé cette semaine par le tribunal administratif de Besançon. Annulant les précédentes décisions du Conseil général du Jura, qui s’y opposait farouchement, le tribunal impose au même Conseil général d’accorder son agrément dans les 15 jours, « sous astreinte de 100 euros par jour de retard ».
Vivant en couple avec Laurence, seule la demandeuse, Emmanuelle, sera déclarée comme mère adoptive. Sa compagne restera elle un tiers vis-à-vis de l’enfant.

Un parcours juridique éprouvant

10 ans. C’est donc le temps qu’il aura fallu pour qu’Emmanuelle obtienne ce droit. 10 ans de bataille juridique qu’Emmanuelle a livrée, allant même plaider sa cause devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Le but : obtenir le droit d’adopter un enfant que le Conseil général de son département, le Jura, lui refusait systématiquement, au motif qu’il existe « des différences notables (au sein du couple) dans le projet d’adoption, notamment au niveau de l’âge de l’enfant ».
Le jugement européen tombe en janvier 2008 et condamne la France pour discrimination sexuelle. En France, une célibataire peut adopter un enfant, mais pas une célibataire homosexuelle. « C’est de la discrimination basée sur l’orientation sexuelle du demandeur », avaient estimé les juges européens.
Rassurée et soutenue au niveau européen, Emmanuelle refait une demande auprès de son Conseil général. Un nouveau refus tombe au printemps 2008.
Finalement le tribunal de Besançon a suivi le premier jugement européen, tout en s’appuyant sur les rapports des travailleurs sociaux qui sont « favorables à la demande d’agrément pour adoption ».

Des réactions variées

Depuis l’annonce de cette décision juridique, les réactions associatives et politiques se multiplient. Les unes pour souligner la grande avancée dans le droit des homos, les autres pour s’y opposer farouchement.
La secrétaire d’État chargée de la famille, Nadine Morano, a déclaré qu’« il n’y a pas de projet pour réformer l’adoption en faveur des couples homosexuels. Il faudra ouvrir le débat, pourquoi pas lors de la prochaine élection présidentielle ».
Du côté des protestataires, on retrouve Christian Vanneste, député l’UMP, condamnant « la malheureuse décision du tribunal qui a fait l’objet de l’habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuelle ». Sans oublier les incontournables sorties du Front national, par la voix de Marine Le Pen, qui a estimé que « cette décision consacre la disparition d’une certaine morale d’Etat et le triomphe d’une société hédoniste ».
Du côté de la gauche, le député-maire Noël Mamère a salué « une grande victoire, le rêve que le droit est en train de rejoindre la société, un pas très important qui vient d’être franchi ».
Le Parti communiste français espère lui que « cette décision fera jurisprudence en France et dans tous les pays de l’Union européenne ».

Vers une jurisprudence ?

Pourquoi pas. En tout cas, la société semble évoluer dans ce sens. Selon Patrick Bloche, député socialiste, « la société est prête à accepter que des couples homosexuels adoptent des enfants. La loi peut donc être modifiée ». Impression confirmée par les statistiques. Un sondage BVA paru aujourd’hui pour Canal + va dans ce sens. Les Français seraient désormais 57% à être favorable à l’adoption par un couple homosexuel, alors qu’ils n’étaient que 48% en 2006.
Le Collectif contre l’homophobie se réjouit de la décision de justice rendue, estimant que désormais « la jurisprudence est établie ».

E. B.

La polémique de la semaine : l’homophobie règne-t-elle dans le foot ?

Friday, November 6th, 2009

footEt de 1, et de 2, et de 3 affaires homophobes, qui donne un zéro pointé au milieu du foot.
Après les déclarations de Marcello Lippi, sélectionneur de la Squadra Azzura, qui ne concevait « pas qu’un joueur puisse vivre de façon naturelle son homosexualité parmi ses coéquipiers », après la polémique sur le match annulé entre le Paris Football Gay et le Créteil Bébel, voici que Louis Nicollin vient de faire une nouvelle sortie médiatique.
Par voie de presse, après le match Auxerre-Montpellier, le président du club héraultais s’en est violemment pris au capitaine auxerrois, Benoît Pedretti, le traitant de « petite tarlouze ». Une insulte homophobe qui a fait réagir bon nombre d’associations, au premier rang desquelles le Paris Foot Gay, qui a immédiatement diffusé un communiqué de presse : « Il y a quelques mois, en répondant aux journalistes, Louis Nicollin ponctuait déjà chacune de ses phrases, au sujet de ses détracteurs et adversaires, d’injures à caractère homophobe du type “cette bande de pédés”, “les pédés”. (…) Il ne devrait donc plus être possible d’entendre de tels propos de la bouche d’un responsable du football français ». Propos partagé par Olivier Rouyer. Ancien attaquant de Nancy et de l’équipe de France, aujourd’hui commentateur sur Canal +, c’est le seul à avoir évoqué publiquement son homosexualité. En tout cas depuis samedi, il est furieux. « Ces propos sont inadmissibles et ne devraient pas exister. Cela n’a rien à voir avec le football, qui cultive normalement les valeurs de respect, de don de soi, de tolérance » a-t-il affirmé.

Complaisance ou sanction ?

Des propos qui jouissent d’une certaine complaisance de la part de certains acteurs du monde du foot. « On connaît le personnage. C’est quelqu’un de passionné, d’exubérant », relativise le vice-président délégué de l’Unecatef (Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football), Pierre Repellini.
D’autant que dans ce sport, où la virilité fait loi, l’insulte est aussi courante qu’inconsciente. Les insultes « sales enculés » ou « petits pédés » sont monnaie courante, tant dans les bouches, que sur les banderoles, avec un but bien précis de la part des supporters : « dévaloriser l’adversaire en remettant en cause sa virilité », explique Philippe Liotard, sociologue à l’Université de Lyon I.
« J’ai connu ça toute ma carrière, ça fait partie du folklore, mais on devrait quand même l’interdire », déplore Vikash Dhorasoo.

Face à la polémique, les instances dirigeantes du foot français ont adressé une convocation à Louis Nicollin, qui devra se présenter devant le Conseil national de l’éthique du foot le 16 novembre prochain. Interrogé par RMC, Louis Nicollin a fait savoir qu’il n’acceptera pas une lourde sanction de la part du CNE. Pour lui, « cette histoire a été réglée dimanche matin. J’ai appelé Benoît Pedretti pour m’excuser et il a accepté de suite », avant de s’en prendre aux associations de défense des gays, qui profite de l’occasion pour faire parler d’elles.
Affaire à suivre…

E. B.

Un hymne à l’adoption d’enfants par les gays, les « Joies de la Famille »

Tuesday, October 13th, 2009

film-les-joies-de-la-familleUn peu à la mode de Desperate Housewife, « Les Joies de la Famille », c’est l’histoire d’un couple de gays, Goran et Sven, qui vit dans une banlieue suédoise idyllique.
Assumant pleinement leur homosexualité, le coule n’a qu’une idée en tête : élargir leur foyer en adoptant un enfant. Mais, même si la Suède reste pionnière dans l’avancée des droits des gays – le Parlement a voté en 2002 le projet de loi reconnaissant aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants – le parcours de l’adoption n’en reste pas moins difficile.
Jugé apte pour adopter, le couple reçoit un jour une lettre leur annonçant l’arrivée imminente de leur fils adoptif, Patrick. Mais qu’elle ne fut par leur surprise en découvrant que… Chut maintenant ! On ne va tout de même pas vous dévoiler la suite.
Vous la découvrirez en allant voir cette comédie sympathique d’Ella Lemhagen, pleine de rebondissements humoristiques. Une comédie, c’est certain, mais la réalisatrice n’en oublie pour autant pas de dénoncer l’homophobie. Avec une certaine liberté de ton employée pour parler de sujets qui ne prêtent pas forcément à rire. Entre la difficulté d’être reconnu apte à adopter, la méfiance des voisins face à un couple gay, l’amalgame entre homosexualité et pédophilie, rien n’est laissé de côté.
Adaptation d’une pièce suédoise homonyme de Michael Druker, le film a été récompensé dans plusieurs festivals.

La Suède, militante de la cause gay

Petit rappel sur le statut et les droits des homos en Suède :
- Depuis 1995, le « Pacs suédois » est en vigueur, autorisant les couples homosexuels à s’unir légalement lors d’une cérémonie civile.
- En 2002, le Parlement suédois a voté le projet de loi reconnaissant aux couples homosexuels le droit d’adopter des enfants.
- 1er avril 2009, le Parlement a voté à une grande majorité une loi autorisant le mariage homosexuel, faisant de la Suède le 5ème pays à légaliser le mariage gay (après les Pays-Bas en 2001, la Belgique en 2003, l’Espagne en 2005 et la Norvège en 2008).
C’est le premier pays à inclure dans la législation l’interdiction de refus du mariage religieux pour les homosexuels. Les pasteurs ont le droit de refuser individuellement, mais l’Église luthérienne (religion majoritaire du pays) a l’obligation de trouver un pasteur pour procéder au mariage homosexuel.

E. B.

bobineFilm suédois réalisé par Ella Lemhagen
Avec Gustaf Skarsgard, Torkel Petersson, Thomas Ljungman
Genre : Comédie
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2008
Titre original : Patrik, 1.5
Distribué par Equation

Le Rendez-vous du week-end : le Kiss-in contre l’homophobie

Friday, September 25th, 2009

coeur-mainAprès les Flashs Mob et les Street Kiss -souvenez-vous, ces bisous offerts dans la rue à tous les passants-, voici venu le temps de Kiss-In. Mais kezaco les Kiss-In ???
C’est tout simplement « Un attentat aux bisous kamikazes ! ». C’est son slogan. Un peu radical, je vous l’accorde, mais rassurez-vous la méthode se veut douce. Mais pas à n’importe qui. Ceux-ci s’adressent uniquement aux personnes de même sexe. Un but dénoncer l’homophobie. Un événement unique en France et qui se tient demain à Strasbourg. Le rendez-vous est pris demain place Kléber à 16 heures tapantes, précisent les organisateurs, qui s’interrogent. « Pourquoi le seul moment où l’on peut voir des homos s’embrasser dans la rue, ailleurs que dans Marais, c’est pendant la Gay Pride ? » L’affront sera lavé dès demain, à Strasbourg donc et dans une dizaine d’autres villes de l’Hexagone. Alors si vous vous baladez tranquillement et que vous apercevez l’événement, n’hésitez pas et faites de même !!!
Bon week-end !

La transsexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale

Wednesday, June 3rd, 2009

transexuelC’est ce qu’a annoncé la ministre française de la santé au lendemain de la journée internationale contre l’homophobie, qui était cette année consacrée à la transphobie.

Pour procéder à ce changement, Roselyne Bachelot vient de saisir la Haute Autorité de santé «afin de publier un décret déclassifiant la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée», a-t-elle affirmé.

C’est donc un tournant politique majeur dans la reconnaissance de la transidentité, mais qui démontre tout de même le retard pris par la France dans ce domaine. Rappelons que nos voisins belges et espagnols ont d’ores et déjà adopté le dispositif permettant aux personnes transsexuelles d’obtenir facilement leur nouvel état civil.

Une avancée, mais il reste encore beaucoup à faire

Un signal fort adressé à l’ensemble de la communauté LGBT (« Lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels), qui réclamait depuis très longtemps cette déclassification.

Mais, le rapport de la Haute Autorité ne satisfait qu’en partie les revendications des associations. Des avancées jugées frileuses, qui ne respecte pas totalement le fondement du droit humain.

Les points de discorde restent nombreux et concernent principalement le changement d’état civil, l’hormonothérapie, le refus de prise en charge par les structures hospitalières ou encore le suivi des patients séropositifs.

Au-delà de cette mesure de déclassification, il reste encore beaucoup à faire pour que les transsexuels et les transgenres soient pleinement reconnus comme des citoyens à part entière.

E. B.

Si vous souhaitez, vous aussi, donner votre avis et participer à la consultation publique lancée par la Haute Autorité, rendez-vous sur le site http://consultation.has-sante.fr/transsexualisme/transsexualisme.htm

Tous unis contre l’homophobie

Friday, May 15th, 2009

C’est dimanche qu’a lieu la Journée internationale contre l’homophobie. Une journée d’action qui a pour principale revendication pour cette édition 2009 la lutte contre la transphobie, à savoir les violences faites aux transsexuels.
Aucune victimisation. Au contraire, cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l’homophobie, la lesbophobie la biphobie et la transphobie.
C’est l’occasion de travailler à l’unisson avec les différents acteurs de la société civile et de la sphère politique pour ainsi mettre en valeur la contribution positive des gais et des lesbiennes dans la société.

Les origines de cette journée

La Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, en anglais IDAHO pour International Day Against Homophobia, est célébrée tous les 17 mai.
Cette initiative a été lancée par l’intellectuel français Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO.
La première journée a eu lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de la Classification internationale des maladies publiée par l’OMS, à savoir le 17 mai 1990.
Aujourd’hui, la Journée est célébrée dans plus de 50 pays à travers le monde. Les derniers pays à s’être ralliés à la Journée sont la Belgique, le Royaume-Uni, la France, le Luxembourg, le Mexique, le Costa-Rica.

Une reconnaissance gouvernementale française tardive, mais effective

Cette journée a été reconnue officiellement par l’Etat français en 2008. Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, a annoncé, au nom du gouvernement français, la reconnaissance de cette journée.
Les associations françaises de lutte contre l’homophobie se réjouissent d’une telle avancée mais attendent qu’elle se traduise par une véritable volonté d’actions gouvernementales.

Pour plus d’informations sur cette journée, rendez-vous sur le site www.homophobie.org

E. B.