Posts Tagged ‘homosexualité’

L’Argentine : premier pays sud-américain à autoriser le mariage gay

Lundi, juillet 19th, 2010

symbole-homme-hommeL’Argentine est devenu jeudi dernier le premier pays sud-américain a autorisé le mariage homosexuel. Il ne restait plus que le vote très attendu du Sénat argentin, c’est désormais chose faite, avec 33 votes pour, 27 contre et 3 abstentions. Un débat houleux qui a duré plus de 14 heures, entre les promoteurs de la loi, aux premiers rangs desquels la présidente Cristina Kirchner, et les représentants de l’Eglise catholique, avec à sa tête le cardinal Jorge Bergoglio. Préalablement l’Assemblée nationale avait déjà voté en faveur d’une telle loi.
La loi de « matrimonio igualiario », de mariage égalitaire, permet donc à deux personnes de même sexe de contracter une union civile et reconnue.

Les mêmes droits que les hétéros

Parallèlement à cette union, les futurs mariés pourront également adopter des enfants et bénéficier des mêmes mesures sociales que les hétéros, à savoir la sécurité sociale, les héritages ou encore les congés parentaux.
Ville déjà très gay friendly, Buenos Aires, étant la première ville d’Amérique latine à voter, en 2003, une loi d’union civile pour couples du même sexe, elle pourrait bien devenir le nouvel Eldorado des homosexuels qui souhaitent se marier.
Rappelons qu’en Uruguay, la Chambre des députés a adopté en août dernier un projet de loi autorisant l’adoption d’enfants par les couples homosexuels. Auparavant, ce pays avait été le premier de la région à légaliser les unions civiles homosexuelles dès 2007.
Pourvu que ces dispositions se propagent dans les pays voisins…

E. B.

Tags:, , , , ,

5ème édition de la Journée Idaho : homophobie et religion

Lundi, mai 17th, 2010

idahoC’est la cinquième édition de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie qui se déroule chaque 17 mai, appelée (International Day Against Homophobia).
Un mouvement lancé il y a maintenant cinq ans par Louis-Georges Tin, président du Comité de la Journée Mondiale contre l’Homophobie ().
Célébrée dans plus de 50 pays, la Journée est aujourd’hui reconnue officiellement en Belgique, au Royaume-Uni, en France, au Luxembourg, aux Pays-bas, au Mexique et au Costa Rica. Le but : dénoncer toutes formes de discriminations et lutter contre l’homophobie et la transphobie à l’échelle mondiale.

Religion et homophobie

Pour cette 5ème édition, le Comité a choisi pour thème : les religions, afin de demander aux croyants, leaders et représentants religieux de s’engager, non pas en faveur de l’homosexualité, mais plutôt de désapprouver l’homophobie dont font preuve certains au nom de leur dieu ou de leur religion.
Pour donner un plus grand impact à cette Journée, des débats auront lieu à l’Assemblée nationale, avec des représentants de certaines religions. A noter la présence, bien évidemment, de Louis-Georges Tin, ainsi que celle de Richard Prasquier, président du CRIF, Tarek Oubrou, imam de Bordeaux, Marie-Laure Dénès, représentante de la Conférence des évêques de France, Jean-Pierre Rive, représentant de la Fédération protestante de France, Michaël Azoulay, rabbin de Neuilly et représentant du Grand Rabbin de France, Jean-Michel Dunand, prieur de la Communion de Béthanie, Franck Giaoui, président du Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien de France), Ludovic Lofti Mohamed Zahed, président de HM2F (Homosexuels musulmans de France), Mouloud Aounit, président du MRAP, ou encore Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l’Homme.

Progression fragrante de l’homophobie en France

Une cinquième édition qui se célèbre au moment même où l’homophobie progresse incontestablement en France. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport annuel que vient de publier l’association Homophobie. Violences physiques, insultes, discriminations, les témoignages sont nombreux et dénoncent tous une recrudescence des actes rapport-sos-homophobiehomophobes.
Et les chiffres sont parlants : le nombre d’agressions physiques est passé de 61 en 2008 à 88 en 2009. Elles touchent majoritairement les hommes (76%), et de plus en plus de jeunes victimes, de 18 à 24 ans (22 cas en 2009 contre 6 en 2008).
Avec fait majeur à souligner : le web serait devenu le nouveau « défouloir » pour les propos homophobes. La liberté d’expression, ça a du bon, mais pas quand elle est détournée à des fins aussi nauséeuses, où discours haineux, amalgames et stéréotypes écœurants se rejoignent.

E. B.

Pour plus d’info sur la Journée du 17 mai, rendez-vous sur le site officiel Idaho
Pour plus d’info sur le rapport annuel de Homophobie, cliquez ici

Tags:, , , , ,

Les « Condamnés » témoignent : dans leur pays, leur sexualité est un crime

Mardi, mai 4th, 2010

condamne-couv51 autoportraits d’hommes risquant leur vie pour vivre leur sexualité comme bon leur semble. 51 gays, des quatre coins du monde, qui ont décidé de témoigner pour expliquer à quel point il peut être très difficile, voire dangereux, d’être homo dans leur pays.

Reconnus coupables de « connexion contre nature » ou de « rapports sexuels dévoyés », ces hommes risquent tous une sanction. De la banale amende (en Algérie), à la peine de mort (Afghanistan, Iran, Mauritanie, Yémen,…) en passant par les persécutions, lapidations et emprisonnements, pouvant allant jusqu’à la prison à vie (Ouganda, Pakistan).

Tel est le terrible constat qu’a souhaité dénoncer Philippe Castetbon, journaliste et photographe, dans son recueil de photos intitulé « Les Condamnés. Dans mon pays, ma sexualité est un crime » (paru aux Editons H&O). Une expo photo s’est également tenue à Paris, dans l’enceinte de la Mairie du 3e arrondissement en février dernier.

C’est en surfant sur Internet que le projet a commencé, quand Philippe Castetbon a pris conscience de l’opportunité qu’offrait le web à tous ces hommes, de pouvoir s’exprimer plus librement, mais anonymement. Librement ou presque car il faut tout de même rester constamment sur ses gardes. « Le Net a permis à tous ces hommes de dialoguer, d’échanger de façon beaucoup plus libre, même s’ils font extrêmement attention aux pièges que peuvent leur tendre les autorités de leur pays, précise Philippe Castetbon. Mais c’est véritablement une belle ouverture sur le monde qui leur est désormais proposée ».

Un travail artistique autour du secret et de l’anonymatcondamnes-baha-ok

Une cinquantaine d’autoportraits, de profil ou cachés derrière des mains, des masques ou des chapeaux, accompagnés de témoignages bouleversants sur la manière qu’ont ces gays de vivre leur sexualité. Du mariage prétexte à l’exil, des mots durs expriment leurs sentiments. Certains reviennent de façon récurrente, comme le terme de honte, de peur, de mal-être ou encore de normalité. A côté de ces témoignages, figurent les textes de loi régissant ces actes homosexuels. Stupéfiant de constater la persistance de certains amalgames. Que ce soit au Bangladesh, au Botswana, à Gaza, en Gambie,…, la zoophilie est encore accolée à l’homosexualité. « Quiconque a volontairement un rapport charnel contre l’ordre de la nature avec un homme, une femme, ou un animal, sera puni par la déportation à vie ou par une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans,… » (extrait de l’article 377 des lois birmanes).

condamne-papAu vu des ces sanctions et jugements, il parait évident que ces hommes se réfugient ainsi dans la discrétion et le secret absolu. « Les convaincre de témoigner a été un travail de longue haleine. Prendre contact avec eux, les mettre en confiance, leur assurer l’anonymat a été difficile. Finalement, sur plus de 700 contacts, 51 ont accepté, ajoute Philippe Castetbon. Certains ont été spontanément enthousiastes, d’autres beaucoup plus réticents, même s’ils trouvaient ce projet super. »

Un projet artistique de témoignages poignants, qui a un but : « informer sur la situation dramatique que vivent ces homos, contraints de se cacher. Car dans cette tristesse-là, se trouve quelque chose d’artistique, reconnaît le journaliste.

Il ne reste plus qu’à espérer que les mentalités, mais surtout les lois, évoluent rapidement, à l’image des îles Fidji qui ont abrogé la loi interdisant l’homosexualité il y a un peu plus d’un mois. « Et pour couronner le tout, ils m’ont même sollicité pour présenter un jour l’exposition chez eux. Comme quoi tout peut changer ! ».

Propos recueillis par Emilie Bedos

Pour tous ceux qui ont raté l’exposition parisienne, il y aura un session de rattrapage à Montpellier, du 20 mai au 5 juin, à la Médiathèque F. Fellini.

Le livre « Les Condamnés. Dans mon pays, ma sexualité est un crime » est paru aux éditions H&O.condamnes-alg

Tags:, , , , ,

La polémique de la semaine : le Vatican établit un lien entre homosexualité et pédophilie

Mardi, avril 13th, 2010

drapeau-homoC’est ce qu’a affirmé hier le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, en déclarant que la était liée à l’homosexualité et non pas au célibat. Histoire de noyer le poisson de tous les nouveaux cas de émanant du clergé, rien de tel que de soulever une .
Le secrétaire d’état du Vatican a tenté d’étayer ses propos par des arguments scientifiques douteux. « Nombre de psychologues et de psychiatres ont démontré qu’il n’y a pas de relation entre célibat et , mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment qu’il y a une relation entre homosexualité et », a-t-il affirmé. Lesquels ? On n’en sait rien. Avant d’ajouter que « cette touche toutes les catégories de gens, et les prêtres à moindre degré si l’on regarde les pourcentages ». Même s’il promet que le pape prendra des mesures fortes sur les affaires de dans l’Église. Une façon de plus de répondre aux accusations d’opacité de l’Eglise catholique face à toutes ces affaires. En attendant, très peu de sanctions ne sont tombées à l’encontre de prêtres accusés de !
Des propos qui, on l’imagine bien, ont provoqué la colère de nombreuses associations de défense des droits des homosexuels et LGBT, pour qui, aucune étude scientifique n’a établi un tel lien.

Tags:, , , ,

C’est LE coming-out de la semaine : celui de Ricky Martin

Jeudi, avril 1st, 2010

symbole-homme-homme1Et c’est le séduisant latino, lui-même, qui l’a annoncé sur son site web. Le fruit d’un « processus très intense » a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il se sent désormais « libéré d’un poids, d’une vérité pesante ».
Mais cette déclaration n’a pas surpris grand monde dans la mesure où des rumeurs sur son homosexualité couraient depuis longtemps. C’est désormais officiel !
Père de jumeaux nés en 2008 d’une mère porteuse, Valentino et Matteo, ses deux fils semblent avoir joué un rôle déterminant dans cette révélation.
Autre élément déclencheur : sa volonté d’écrire, à 38 ans, ses Mémoires. « Des années de silence et de réflexion m’ont rendu plus fort et m’ont rappelé que la doit venir de l’intérieur. Aujourd’hui c’est mon jour, mon heure, mon moment, a-t-il déclaré sur son site. Aujourd’hui, j’accepte mon homosexualité comme un cadeau que m’a donné la vie. Je me sens béni d’être qui je suis ! Je suis fier de dire que je suis un homosexuel heureux », a-t-il précisé en guise de conclusion de cette confession.
L’interprète portoricain de « Un, dos, tres, Maria » est désormais un homme libéré d’un certain poids, fidèle à ce qu’il est et à ce qu’il désire. Un acte sincère et courageux qui, on l’espère, ne ternira en rien sa réputation et l’amour que lui témoignaient ses fans.

Et vous, que pensez-vous d’une telle déclaration ???

Tags:, , ,

De l’homosexualité à la déportation du temps de Mussolini

Mardi, mars 23rd, 2010

livre-italieDes homos italiens du temps de Mussolini ! Vous n’y pensez pas, car en Italie, il n’y a que de vrais hommes ! Voilà en substance le point de départ de ce roman graphique, scénarisé par Luca de Santis et dessiné par Sara Colaone.
Du coup, aucune loi d’exception n’existait du temps du Duce pour condamner les homosexuels. Mais pour ne pas contrarier et choquer l’ordre et la morale fasciste, une solution : la et le confinement sur les îles italiennes de tous ceux qui étaient accusés de « pédérastie passive, causant un grave préjudice à la morale publique et à l’intégrité de la race ».
D’une réalité historique fidèle et d’un graphisme épuré, mais tellement représentatif d’une époque, cette bande dessinée raconte l’histoire de Ninella, déporté dès 1938 sur l’île de San Domino dans l’archipel de Tremiti. Les souvenirs douloureux confiés par Ninella, devenu un vieil homme, à deux journalistes venus faire un reportage sur ces déportations est un témoignage fort de ce qui se passait du temps du Duce.
Rencontres…

Pourquoi vous êtes-vous intéressés à ce sujet ?

Lucas de Santis : L’intérêt pour ce sujet est né en 2001, suite à la publication, dans la revue culturelle gay « Babilonia », du témoignage d’un ex-déporté homosexuel sur les îles Tremiti. Sous ses airs de vieux grincheux et mal dans sa peau, il racontait une histoire captivante, dont je n’avais encore jamais entendu parler. À travers ses réponses, pourtant dures, je pouvais percevoir toute la douceur et la  peine ressenties par un être qui n’a jamais connu de trêve dans sa souffrance.
La rareté de l’information concernant ce sujet est un autre élément qui m’a poussé à faire des recherches, car seuls quelques historiens avaient auparavant étudié le sort de ces homosexuels exilés. L’envie de faire connaître et de partager cette histoire a été l’étincelle qui a régi le scénario, du début à la fin.

La documentation historique sur le sujet était-elle riche ou est-elle restée sous silence ? Avez-vous trouvé facilement des témoignages, ou bien les langues ont-elles toujours autant de mal à se délier ?

Lucas de Santis : Les difficultés étaient nombreuses. La documentation était pratiquement inexistante, constituée seulement d’articles courageux et de préambules. D’autant que la majorité des témoins directs de l’époque ne sont hélas plus de ce monde, ou bien se refusent à ressusciter des souvenirs si douloureux.
bdCes difficultés font aujourd’hui partie intégrante du roman, parce qu’il raconte toute la souffrance endurée jusqu’au retour de l’exil, mais sans toutefois trouver de paix et surtout de rachat pour ces déportations.
Tout le travail de documentation a été enrichi grâce aux archives conservées par l’Association Nationale des hommes Politiques Italiens Persécutés et Antifascistes (ANPPIA) de Rome. Sans omettre les documents vidéo et audio récupérés dans les années 80 et 90 par des historiens comme Goretti, Giartosio, Romano, Benadusi, Petrosino et Dall’Orto, auteur de l’interview précédemment citée avec l’ancien exilé, qui se trouve en annexe de ce livre.
Pour étoffer la vérité historique, nous avons passé, avec Sara, plusieurs jours sur l’île de San Domino. Mais, même là, il a été très difficile d’obtenir des informations. Les bâtiments, aujourd’hui transformés en installations touristiques, et la réticence des gens à témoigner de ce sujet, ne nous ont pas facilité la tache.

Graphiquement Sara, quelle a été votre source, vos modèles pour retranscrire les décors et l’ambiance de l’époque ?

Sara Colaone : Affronter la reconstruction historique a été un sujet fascinant, qui m’a mis face aux préjugés et aux clichés habituels. J’ai appris que l’homosexualité des années 30 se voyait et se vivait d’une manière très différente de ce qui se passe aujourd’hui. D’autant plus que les exilés de l’époque étaient souvent des hommes de pouvoir, issus de la bourgeoisie italienne. Cette réflexion a beaucoup influencé ma manière de travailler. J’ai cherché à m’inspirer des photos de personnes assez communes, en excluant celles des grands acteurs de l’époque et celles qui reflétaient les clichés trop stéréotypés de l’homosexualité. J’ai voulu restituer cette ambiance là avec peu de détails, mais surtout par la gestuelle des personnages.

Combien d’homosexuels comme Ninella ont été déportés pendant la dictature de Mussolini ?

Sara Colaone : Les documents conservés font état de quelque 300 exilés. Mais bon nombre d’autres cas devraient être mis en lumière dans l’année, suite à l’ouverture des archives de l’Etat, restées fermées à ce jour.

Quand ces déportations ont-elles cessé ?

Sara Colaone : On estime que les déportations, dans différentes régions italiennes, ont commencé en 1928. En 1938, date à laquelle commence notre récit, les homosexuels étaient tous regroupés à San Domino Tremiti, dans les Pouilles, et les dernières déportations ont eu lieu en 1942. Elles ont duré jusqu’à la chute du Duce et la fin de la guerre en 1945.

Votre BD sort à une période où l’on constate une recrudescence des actes homophobes depuis quelques années en Italie, avec une certaine banalisation de cette violence. Pensez-vous que le Pacs, voulu par Prodi il y a trois ans, et enterré par l’équipe de Berlusconi, a-t-il une chance de voir le jour ?

Sara Colaone : Bien sûr, le PACS a été une occasion manquée de construire un nouvel esprit de famille, plus proche de la réalité que le modèle passé, désormais inadéquat. Il ne concernait pas uniquement les homosexuels, mais tous les Italiens Le PACS n’était pas la solution à tous les problèmes, mais il aurait pu être la première pierre dans un vaste projet de réformes majeures. C’est un important retour en arrière, une belle reculade, dans la façon de voir les choses.

Comment l’homosexualité est-elle ressentie de nos jours en Italie ?

2-bd

Lucas de Santis : Je pense que notre pays souffre d’un mal typiquement italien, à savoir la réticence et le déni. Nous vivons dans une situation politique très sombre, désolante, dans laquelle la gauche ne prend pas la défense des minorités.
Quand nous avons présenté le livre, l’église catholique a déclaré que l’homosexualité était comparable à l’anorexie, à une maladie. Les réactions indignées face à une telle déclaration allaient toutes dans le même sens : les hommes politiques, de droite comme de gauche, se sont opposés avec fermeté à une telle ingérence et une telle absurdité. Mais entre nous, j’ai toujours du mal à imaginer la gauche en train de défendre les droits des homosexuels, alors que dire de la droite !

En bref, une très belle évocation en bande dessinée d’une page fort méconnue de l’histoire fasciste italienne. Qui mériterait bien d’être au programme des cours d’histoire !

Propos recueillis par Emilie Bedos

« En Italie, il n’y a que des vrais hommes », de Luca de Santis et Sara Colaone, est paru au éditions Dargaud.

Tags:, , , ,

Quand un dessin animé sur l’homosexualité crée la polémique

Vendredi, mars 12th, 2010

baiser-lune1C’est une véritable levée de boucliers qu’a provoqué un dessin animé, intitulé « Le ». Destiné à être diffusé aux enfants des écoles primaires, le dessin animé raconte l’histoire de Félix, un poisson-chat, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune. Une simple romance innocente et poétique. Ce n’est pas du tout l’avis des associations de lutte contre l’homoparentalité, ainsi que le parti chrétien-démocrate, par la voix de sa présidente, qui n’est autre que Christine Boutin, qui crient tous au scandale, au nom du respect de la famille traditionnelle, à savoir un père et une mère.

Le but : éveiller en douceur les consciences dès le plus jeune âge

Actuellement en cours de réalisation par Sébastien Watel, le film d’animation de 26 minutes devait être diffusé dans les classes de CM1 et CM2 afin de sensibiliser les enfants sur ce sujet délicat et leur apporter une vision moins stéréotypée des relations amoureuses. Un appel à la tolérance et à l’acceptation de la différence.
D’autant que ces dernières années, comme le rappelle Martine Billard, députée de Paris, des circulaires ont été envoyées aux chefs d’établissements en leur demandant d’être vigilant et ferme envers tout acte homophobe.

Marche arrière de l’éducation nationale

Un film d’animation destiné aux enfants de l’éducation nationale. C’est ce que pensait le réalisateur. Mais le ministère voyait la chose autrement dans la mesure où aucune demande officielle de partenariat n’avait été transmise. C’est désormais faite, il ne reste plus qu’au ministère de valider le projet. Mais au vu des nombres missives que reçoit le ministre Luc Châtel, en défaveur du film, quid de la décision finale !baiser22

Quand on sait que l’ commence dès les cours d’école, un tel projet semblait indispensable pour éveiller les consciences en douceur, même vis-à-vis d’un jeune public. C’est dommage !

E. B.

Et vous, que pensez-vous du projet du « » ?

Tags:, , ,

7e édition des Journées Gaies et Lesbiennes de Pau : un rendez-vous cinématographique à ne pas manquer

Lundi, février 1st, 2010

affiche-idem-pauLa saison 2010 des festivals de cinéma homo est lancée dès demain, avec en ouverture la 7e édition des Journées Gaies et Lesbiennes de .
Devenu un événement incontournable de la vie paloise, le festival siègera donc pendant toute la semaine (du 2 au 9 février) au Cinéma Le Méliès. Une septième édition qui se démarque des précédentes et fait peau neuve. Un nouveau nom pour un nouveau concept : une semaine de projection qui fait la part belle aux films du répertoire aussi bien qu’aux inédits, des films très peu diffusés sur grand écran. Sans oublier une nouvelle fréquence aussi, puisque désormais, le festival devient annuel.
Créé en 1998 par l’, le festival fêtera donc ses douze années d’existence à cette occasion. « En créant ce festival, nous voulions montrer que l’homosexualité n’existait pas uniquement dans les films, nous confie Isabelle Saintagne, présidente de l’. Un événement osé puisqu’à l’époque très peu de festival de ce genre existait au niveau européen. Depuis, on ne peut que constater la vitalité du cinéma homosexuel, qui est en pleine expansion. »

Une programmation riche

Avec une volonté clairement affichée : proposer aussi bien des films rares, comme « La Pudeur et l’Impudeur » d’Hervé Guibert, que des films en avant-première, comme « I love you Philip Morris » de Glenn Ficarra. « On a véritablement envie de faire un festival fort et riche, ajoute Isabelle Saintagne. Mais, on a beau avoir des rêves, la réalité du monde de la distribution nous en casse beaucoup. Prenons par exemple le film La Rumeur de William Wyler (projeté lors de la soirée d’ouverture, N.D.L.R.), où seulement deux copies circulent en Europe. Il faut donc se battre pour tenter de les obtenir. »
Au programme : sept longs métrages internationaux et trois courts métrages seront projetés durant ces huit jours. Sans oublier les vitrines littéraires, un forum associatif, des projections en avant-première et des soirées débats grand public avec des invités prestigieux qui en seront les principaux temps forts. A noter la présence de Brigitte Rollet, maître de conférences à l’University of London Institute de Paris, qui interviendra sur le thème de la . Ainsi que la présentation cinéma d’Emmanuel Leclercq, docteur en histoire du cinéma et nouveau directeur du cinéma le Méliès.
Toujours en lutte contre les attitudes de réclusion et de marginalisation, le festival veut avant tout maintenir un espace vital pour l’échange, la confrontation et le débat, où l’ouverture d’esprit reste la règle d’or.

Rendez-vous

Six longs métrages seront projetés ainsi que des séances de courts et moyens métrages
« Ander », film espagnol de Roberto Caston (2009), inédit en France, histoire d’amour entre un paysan basque et un immigré péruvien
« La Rumeur», film américain de William Wyler (1961), avec Audrey Hepburn et Shirley MacLaine
« I love you Phillip Morris », film américain de Glenn Ficarra et John Requa (2009)
« La Religieuse », film français de Jacques Rivette (1961), le dernier film français interdit par la censure.
« De la Vie des Marionnettes », film suédois de Bergman (1980)
« Victor Victoria », film anglo-américain de Blake Edwards (1982), comédie musicale jubilatoire.
Et une soirée courts et moyens métrages avec
« Genet parle d’Angela Davis », de Carole Roussopoulos, 1970
« La Pudeur et l’Impudeur », d’Hervé Guibert, 1991
« Mon printemps talons hauts », de Viva Delorme, 2007
« Un chant d’amour », de Jean Genet, 1950, sorti en 1975
Un forum associatif le samedi après-midi autour du sida : avec les associations partenaires SID’AVENIR et AIDES
Des soirées musicales : proposées durant tout le festival par le DK Bar à .

Un millier de visiteurs et de spectateurs seraient pour les organisateurs une belle réussite, alors n’hésitez plus et rendez-vous au Méliès !!!

Propos recueillis par Emilie Bedos

Tags:, , , ,

Le coming-out de la semaine : légende du rugby gallois, Gareth Thomas vient de révéler son homosexualité

Mardi, décembre 22nd, 2009

symbole-homme-hommeAprès de nombreuses années de « honte et de solitude », Gareth Thomas, l’un des plus grands joueurs de du Pays de Galles (100 sélections qui font de lui le joueur le plus capé de l’histoire du gallois, 40 essais marqués et ancien capitaine de la sélection), a révélé son homosexualité samedi au quotidien britannique The Daily Mail. Une première dans le milieu du professionnel, réputé pourtant très macho.
L’ancien arrière des lignes toulousaines vient enfin de se délivrer de son lourd secret, qu’il considérait comme « un nœud très serré dans (son) estomac et qui menaçait de céder à tous moments ».
Soulagé une première fois, après avoir confié son secret à son épouse Jemma et à l’entraîneur du Pays de Galles, qui l’avait assuré de son total soutien, Gareth Thomas, vient de faire un grand pas. Pour lui en premier lieu, mais aussi pour tous les sportifs, qu’ils soient amateurs ou professionnels, et qui n’osent toujours pas avouer leur homosexualité.
Aujourd’hui, exit l’appréhension d’une telle et place à une certaine fierté. « J’ai le sentiment d’avoir atteint quelque chose d’inimaginable dans le monde du , et c’est d’être gay » reconnaît-t-il, avec un message fort : « montrer aux autres homosexuels que c’est possible de faire son coming-out ».
Gareth Thomas espère ainsi que ses confidences publiques serviront d’exemple, à briser ce tabou que subissent encore bon nombre de gay, tout en priant pour que « dans dix ans, ce ne soit plus un sujet tabou dans le sport et que les gens diront: et alors ? ».
Première satisfaction : ces révélations ont été très bien reçues dans le monde de l’Ovalie, qui assure à Gareth Thomas un très grand respect et tout leur soutien. Espérons maintenant que ces réactions positives se déplacent dans d’autres sports.
A bon entendeur, …

E. B.

Tags:, , , ,

Joyeux anniversaire au Pacs, qui célèbre ses dix ans

Mercredi, novembre 4th, 2009

pacs10 ans déjà que le Pacs existe. 10 ans que couples homosexuels ou hétérosexuels peuvent contracter une union, sans passer forcément devant le Monsieur le Maire. C’était le 15 novembre 1999. Ce jour-là, un grand pas dans la de l’homosexualité venait d’être franchi. Trois jours après, deux hommes, Dominique et Francis concluaient le tout 1er Pacs à Lille, après 19 ans de vie commune. Une révolution pour certains, un scandale pour d’autres, aux premiers rangs desquels Christine Boutin, députée et présidente du Parti chrétien démocrate, qui avait brandi une  Bible en plein débat à l’Assemblée nationale.

Mais qu’en est-il 10 ans après ?

Contrairement à certaines idées reçues, le Pacs n’est pas un « », puisque près de 95 % des pacsés en 2008 étaient hétérosexuels. Beaucoup le considèrent comme une étape avant le mariage traditionnel ou encore comme un avantage fiscal et administratif.
En 10 ans, la part des Pacs contractés par des homosexuels s’est considérablement réduite. Alors qu’ils représentaient 42% des signatures en 2000, ils ne sont plus que 6% aujourd’hui.
Le Pacs se « hétéroïse », mais il se banalise également. Le nombre de conclusions de Pacs augmente chaque année, contrairement au mariage qui lui tend à stagner. On a même célébré le millionième Pacs l’an dernier. Selon les dernières statistiques de l’Ined pour l’année 2008, 145.000 nouveaux Pacs ont été signés contre environ 270.000 mariages.
Quel que soit la motivation ou l’orientation sexuelle des contractants, toujours est-il que le Pacs est définitivement entré dans les mœurs. Fait marquant, le traditionnel « salon du mariage » est devenu le « salon du mariage et du Pacs ».

Des avancées certaines, mais du chemin reste à parcourir

En une décennie, de notables avancées juridiques et législatives ont été réalisées.
En 2005, la loi de finances a permis aux pacsés de bénéficier d’une imposition commune dès la conclusion du pacte (et non plus d’attendre trois ans). Ils bénéficient également d’avantages fiscaux en cas de décès de l’un des deux contractants (exonération des droits de succession si testament il y a eu). Depuis le 8 septembre 2009, les détenus ont même le droit de se pacser en prison, y compris avec un autre co-détenu.
En revanche, des dispositions peuvent encore être prises, notamment au niveau de la parentalité et de l’adoption. Alors que les enfants d’un couple marié sont automatiquement soumis à l’autorité des deux parents, les enfants d’un couple pacsé ne le seront que si, et seulement si, le père fait une demande de figurant sur l’acte de naissance. Pour l’adoption, enjeu du débat politico-médiatique et associatif du moment, les pacsés ne peuvent toujours pas faire conjointement une demande d’adoption.
Autre revendication des associations : l’attribution de pension de réversion en cas de décès de l’un des deux contractants, qui n’est toujours pas effective aujourd’hui.

Il ne nous reste plus qu’à souhaiter un très bon anniversaire au Pacs, en espérant ne pas attendre encore une décennie pour évoquer de nouvelles avancées significatives.

E. B.

Tags:, ,
Agenda
Septembre 2010
LunMarMerJeuVenSamDim
  
 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30  
Nos recommandations
Sites gay Incontournables
culture gay
culture gay
sexe