« Mon fils est-il gay ? » : l’appli Android qui fait polémique
Friday, October 14th, 2011
« Mon fils est-il gay ? » C’est le nom de la nouvelle appli pour Smartphone du système Android qui fait polémique depuis quelques jours, en France, et qui scandalise également outre-Atlantique. Cette application propose de tester « le risque » d’homosexualité de son fils. Le principe est simple : le parent, en proie au doute, doit répondre à une série de 20 questions concernant les goûts, préférences et loisirs de son enfant. Du style « Aime-t-il bien s’habiller ? », « Est-il fan des chanteuses divas comme Mylène Farmer ou Dalida », « Aime-t-il le foot ? ».
Une appli homophobe ? Absolument pas, affirme les associations LGBT, qui dénoncent cependant une série de clichés, de caricatures, sur la culture gay, et qui ont aussitôt réclamé le retrait de l’application de l’Android Market.
C’est désormais chose faite puisque Android vient de retirer du marché l’appli incriminée, au grand dam de son créateur, Christophe de Baran. Ce dernier ne comprend pas cette levée de boucliers contre une approche ludique du sujet, lui qui s’est déclaré ouvertement gay il y a quelques années. Le buzz est donc fait. Acte prémédité ou pas ? En attendant, on parle de la sortie prochaine d’un livre du même Chistophe de Baran, intitulé Mon fils est-il gay ?, dans lequel l’auteur aborde avec humour les moments difficiles auxquels doivent faire face les familles d’enfants homosexuels.


En effet, le Parlement portugais vient de voter, en première lecture, le projet de loi autorisant le mariage gay, au nom de « la liberté, de la justice, de l’égalité et de l’humanisme », comme l’a affirmé le premier ministre, José Socrates quand il s’est présenté devant les députés. Dans son intervention, il a également expliqué vouloir « réparer des décennies d’injustices faites aux homosexuels », rappelant que, jusqu’en 1982, l’homosexualité était considérée comme un crime.
6e bon élève de l’Europe
Même si l’homosexualité est de moins en moins réprimée en Amérique latine – le Nicaragua étant l’un des derniers pays à l’avoir dépénalisée en novembre 2007 – la légalité du mariage homo est loin d’être répandue. Le Parlement uruguayen a déjà passé le cap, en décembre 2007, en accordant les mêmes droits que le mariage à tout couple vivant en concubinage depuis au moins cinq ans. La semaine dernière, c’est la ville de Mexico qui permettait enfin aux homos de la ville de se marier.
Avec quelques films évoquant l’homosexualité, on peut dire que la 62e édition du Festival de Cannes s’est drapé aux couleurs de l’arc-en-ciel.