Le mariage gay de Castebany était une simulation
Wednesday, November 16th, 2011
Guillaume et Patrick se sont bel et bien dits OUI samedi devant le maire de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Mais le premier édile de la commune, Jean Vila, n’a en effet pu inscrire les nouveaux mariés sur les registres de l’état-civil. La raison : le saisissement par la justice, si tel avait été le cas, ce qui aurait invalidé une telle union.
Souvenez-vous il y a 7 ans déjà, quand Noël Mamère, maire de Bègles avait marié civilement le premier couple gay de l’histoire française, il n’avait pas fallu attendre longtemps avant que la justice n’annule l’union.
Mais alors pourquoi ce simulacre ? Tout simplement pour faire avancer la cause des gays qui luttent pour la reconnaissance de leur amour et de leur union. Tel était le but clairement annoncé des « nouveaux mariés », clamant fièrement « on se marie parce qu’on s’aime, mais c’est aussi un acte militant». Même motivation de la part du maire de Cabestany qui appelait la semaine dernière d’autres édiles à procéder à ce type de mariage. « Il y a des moments, il faut être hors-la-loi, avait-il annoncé. Je lance un appel à tous les maires pour qu’ils célèbrent des mariages gays, c’est un combat de société qu’il faut mener pour faire avancer le schmilblick ».
Une démarche citoyenne et politique perçue comme un beau symbole par les militants LGBT. En espérant que les élections de 2012 fassent évoluer les mentalités, mais surtout le droit français. Une éventualité à envisager plus sérieusement puisque le PS et Europe Ecologie/les Verts se sont déjà déclarés favorables au mariage gay.
E. B.

L’Argentine est devenu jeudi dernier le premier pays sud-américain a autorisé le mariage homosexuel. Il ne restait plus que le vote très attendu du Sénat argentin, c’est désormais chose faite, avec 33 votes pour, 27 contre et 3 abstentions. Un débat houleux qui a duré plus de 14 heures, entre les promoteurs de la loi, aux premiers rangs desquels la présidente Cristina Kirchner, et les représentants de l’Eglise catholique, avec à sa tête le cardinal Jorge Bergoglio. Préalablement l’Assemblée nationale avait déjà voté en faveur d’une telle loi.
En effet, le Parlement portugais vient de voter, en première lecture, le projet de loi autorisant le mariage gay, au nom de « la liberté, de la justice, de l’égalité et de l’humanisme », comme l’a affirmé le premier ministre, José Socrates quand il s’est présenté devant les députés. Dans son intervention, il a également expliqué vouloir « réparer des décennies d’injustices faites aux homosexuels », rappelant que, jusqu’en 1982, l’homosexualité était considérée comme un crime.
6e bon élève de l’Europe
Même si l’homosexualité est de moins en moins réprimée en Amérique latine – le Nicaragua étant l’un des derniers pays à l’avoir dépénalisée en novembre 2007 – la légalité du mariage homo est loin d’être répandue. Le Parlement uruguayen a déjà passé le cap, en décembre 2007, en accordant les mêmes droits que le mariage à tout couple vivant en concubinage depuis au moins cinq ans. La semaine dernière, c’est la ville de Mexico qui permettait enfin aux homos de la ville de se marier.
Depuis le début du mois d’avril, quelques Etats américains ont légiféré en faveur du mariage homosexuel.